Festival ConneXe 02 : Ovil Bianca - Wio - Benjamin Franklin

 date du concert

09/11/2002

 salle

Maison des Métallos,
Paris

 tags

Benjamin Franklin / Festival ConneXe 02 / Maison des Métallos / Ovil Bianca / Wio

 liens

Benjamin Franklin
Ovil Bianca

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Retour à la Maison des Métallos pour la suite du Festival ConneXe 02 avec une soirée entièrement consacrée au label (K-RAA-K)³. Plaisir de revoir des artistes aimés comme Ovil Bianca et Benjamin Franklin et joie de découvrir Wio, apprécié sur disque, mais jamais encore vu sur scène, se mêlaient en ce samedi soir où la bâtisse de la rue Jean-Pierre Timbaud était nettement moins remplie que la veille.

Ovil Bianca fut le premier à se placer sur la haute estrade pour un concert surprenant où, en lieu et place de son habituelle techno minimaliste, ce fut par un long drone qu’il débuta son set. Ajoutant à celui-ci sons micro-électroniques et glitchs divers, Tim Wijnant parvint donc à se renouveler avec brio, comme le prouva encore le morceau suivant où, partant d’une lourde basse, il va y incorporer peu à peu des éléments variés. Composé uniquement de titres inédits, extraits de son futur album, son concert nous permit de découvrir une nouvelle facette de son talent : travail soyeux sur les nappes, enchevêtrement savant de plusieurs composants ou alternance travaillée entre saturation et dépouillement. Moins mélancolique qu’auparavant, la musique d’Ovil Bianca n’en reste pas moins passionnante et nous rend impatient quand à son prochain album.

Songwriter doué et membre des Portables, Wio suivit sur l’estrade. Armé d’une simple guitare acoustique, accompagné pour certains titres d’un violoniste ou envoyant, via son laptop, quelques rythmiques, il nous proposa un court set où il alterna chansons tristes en anglais et version lo-fi d’un faux rap français. Touchant de sincérité et de fragilité, Wio dut interrompre son concert plus tôt que prévu, à cause de problèmes techniques, laissant sa place à Benjamin Franklin.

Le bruxellois clôturait donc cette soirée et on avait hâte de le revoir après son excellente prestation d’août dernier au Stubnitz, à Bruges. Virevoltant toujours entre son clavier-séquenceur et son minidisc, Benjamin Franklin débuta par des pièces plus calmes qu’à l’accoutumée, mais en conservant pourtant cette nostalgie onirique qui caractérise sa musique. Au bout d’une vingtaine de minutes cependant, on retrouva des ritournelles connues et on se laissa porter par ces folles sarabandes. Particulièrement jouissive la musique du jeune belge emplissait encore notre tête quand nous dûmes quitter précipitamment la Maison des Métallos de peur de rater le dernier métro.

François Bousquet
le 11/11/2002

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