Festival Premiers Plans d’Angers 2006 - Reprise du Palmarès

 réalisateur

Katell Quillévéré

Fien Troch

Patrick Bernier et Olive Martin

 date

du 20/01/2006 au 29/01/2006

 salle

Cinéma des Cinéastes,
Paris

 tags

Cinéma des Cinéastes / Fien Troch / Katell Quillévéré / Patrick Bernier et Olive Martin

 liens

Cinéma des Cinéastes

 dans la même rubrique
du 26/05/2016 au 05/06/2016
Quinzaine des Réalisateurs 2016 - Reprise de la sélection
(Forum des Images)
du 22/01/2016 au 31/01/2016
Festival Premiers Plans d’Angers 2016 - Reprise du Palmarès
(Forum des Images)
du 28/11/2015 au 06/12/2015
EntreVues - Festival International du Film de Belfort 2015 - (...)
(Cinémathèque Française)
du 22/11/2014 au 30/11/2014
EntreVues - Festival International du Film de Belfort 2014 - (...)
(Luminor Hôtel de Ville)

Compte tenu de la fermeture pour travaux du Forum des Images, c’est au Cinéma des Cinéastes qu’avait lieu cette année la désormais traditionnelle soirée de reprise du palmarès des Premiers Plans d’Angers. Dans une compétition où l’on trouvait La Chute de l’Ange vu (et peu goûté) aux Trois Continents à Nantes et Schläfer dont on parlait récemment, ce furent deux autres long-métrages qui furent projetés à Paris. Mais la soirée débuta par une sélection des courts-métrages primés.

Prix UIP parmi les films d’écoles européens, Pistache de Valérie Pirson est un film d’animation fait de collages un peu brouillon mais tout à fait en adéquation avec le thème traité : les atermoiements d’une jeune fille comme symbole de la difficulté d’être dans la société contemporaine. Dans cette même sélection des films d’écoles, La Plaine de Roland Edzard reçut le Grand Prix du Jury : intense quoiqu’un peu complaisante histoire de drame familiale où un adolescent tue accidentellement son frère, le film opte pour une absence de paroles qui est constamment renvoyée au paysage urbain environnant (maisons en construction, chantiers, briques).

Pour les courts-métrages européens, le Prix du Public revint à Animal, autre film d’animation, en pâte à modeler, sur une thématique peu éloignée du dernier Wallace & Gromit : un homme devient animal la nuit et détruit tout ce qu’il aime (enfant, ferme). Plus effrayant que les films des créatures anglaises, ce court-métrage du Finlandais Tatu Pohjavirta se fait aussi plus répétitive et moins jouissive quoiqu’assez intéressante sur les rapports humain-animal. Dans cette catégorie, le Grand Prix du Jury revint à Retraite du Belge François Pirot, nouvelle évocation de la relation père-fils via le retour dans son village d’enfance de ce dernier quand il se trouve sans emploi. Pas aussi probant que d’autres films sur ce thème assez classique, ce court-métrage se distingua toutefois par une bonne interprétation.

En ce qui concerne les courts-métrages français, le Public prima À bras le corps de Katell Quillévéré, récit d’une matinée de deux jeunes enfants devant se débrouiller tout seul (petit-déjeuner, toilette, habillage, trajet pour l’école), leur mère ne se réveillant pas. Alors qu’on craignait que le film ne sombrât dans un misérabilisme bien tentant, cette appréhension fut dissipée grâce au jeu tour à tour espiègle ou plus grave des enfants et à une vraie générosité d’ensemble. Récipiendaire du Grand Prix du Jury, Manmuswak d’Olive Martin et Patrick Bernier file la métaphore d’un blouson marron qui passe d’homme en homme tout au long d’une journée afin de dénoncer la difficulté d’intégration pour un immigré. Arrivant habilement à n’être ni donneur de leçons, ni prêchi-prêcha, ce beau film fut, sans conteste, notre préféré des six vus ce soir.

Pour les longs-métrages, le Jury avait décerné un Grand Prix ex-aequo, le Public venant corroborer ce choix en récompensant l’un de ces deux films. Tout d’abord fut donc projeté le doublement primé Something Like Happiness (Stesti) du Tchèque Bohdan Slama, téléfilm de bas étage où l’amour est contrarié par les contingences matérielles (tout n’est pas rose…), la volonté de la jeune héroïne de sacrifier une éventuelle vie aux États-Unis pour s’occuper des enfants d’une amie internée à l’asile (la sainte fille…) et les problèmes d’argent qui s’accumulent (que de malheurs…). Cousu de fil blanc de bout en bout, mis en scène aussi platement que possible et interprété sans passion aucune, Something Like Happiness n’aurait même pas du se trouver en compétition (dire qu’il a également reçu la Conche d’Or à San Sebastian…).

Guère plus réjouissant fut Le Bonheur de l’autre (Een Ander Zijn Geluk) de la Flamande Fien Troch : hésitant entre polar et étude de caractères, le film se perd dans la peinture de personnages stéréotypés menés par un scénario plutôt plat. Nouvel étonnement donc quant au choix des sélectionneurs et, a fortiori, du jury.

Date de sortie :
- Something Like Happiness : 12 avril 2006

François Bousquet
le 08/02/2006

À lire également

du 06/02/2016 au 17/04/2016
Quoi que tu fasses, (...)
(HAB Galerie)
du 31/05/2006 au 06/06/2006
Quinzaine des Réalisateurs
(Cinéma des Cinéastes)
du 28/06/2013 au 09/07/2013
Paris Cinéma 2013 - (...)
(Mk2 Bibliothèque)
du 27/04/2004 au 04/05/2004
Festival Baltyk-ŏ-Balkan
(Cinéma des Cinéastes)