Phil Maggi

Blue Fields in Paramount

(Idiosyncratics / Import)

 date de sortie

01/02/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Musique Concrète / Field Recordings

 appréciation

 écouter

2 MP3 (extraits)

 tags

Ambient / Field Recordings / Idiosyncratics / Musique Concrète / Phil Maggi

 liens

Phil Maggi
Idiosyncratics

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Phil Maggi est un artiste belge, membre d’Ultraphallus aux côtés de Xavier Dubois dont on parlait il y a quelques semaines. Il s’agit un peu de la même famille musicale touche à tout dans des registres drone, rock expérimental, musique concrète, noise, Phil Maggi formant aussi Idiosyncrasia avec Yannick Franck, ce dernier jouant avec Xavier Dubois sous le nom de Y.E.R.M.O. Qui dit même famille musicale, dit mêmes labels, et on trouvait déjà Phil Maggi chez FF HHH avec le CDR Continuum - The Primitive. Il a maintenant créé son propre label qu’il gère avec Yannick Franck, avec pour première référence une compilation regroupant des artistes comme Janek Schaefer, Keith Fullerton Whitman, Rapoon, KK Null, Charlemagne Palestine, Sébastien Roux ou encore Troum. Cet album solo est la deuxième sortie du label.

On est d’abord un peu surpris par la pochette réalisée par un jeune artiste peintre tchèque, Jan Karpíšek, aux formes un peu naïves et semblant emprunter à l’imagerie grecque. Parallèlement, Phil Maggi citant comme source d’inspiration Edgar Alan Poe et les rêves et souvenirs, la cohérence est finalement toute trouvée. La ville de Zagreb est aussi citée, mais pour une raison bien réelle puisque de nombreux field recordings proviennent de la capitale croate.
L’album est composé d’une seule pièce d’une quarantaine de minutes découpée en différents mouvements, instrumentaux, purs field recordings, et croisements façon musique concrète. L’ensemble est très fluide, apportant une couleur ambient à l’album, propice à la rêverie qui a servi d’inspiration, et donnant l’impression de voyager avec l’auteur. L’album s’ouvre sur For Love, une sorte de nappe-drone avec résonance métallique, semblant incorporer un bol tibétain. Le genre de sonorité enveloppante que l’on retrouve à plusieurs reprises sur The Humming ou Where the Temple Rests et son battement grave faisant penser à la rotation mécanique d’une éolienne. L’autre dominante, tout aussi douce, ce sont des nappes ou longues notes mélodiques qui semblent être jouées à l’envers, donnant une magnifique impression de flottement sur Sublimate ou Sprinkled Honey Home. C’est dans ces atmosphères éthérées que Phil Maggi fait baigner la réalité, chœurs et cuivres lointains sur The Primitive, piaillements d’oiseaux sur Favours of the Sun, puis musique et chants de rue sur The Procession, incorporant une superbe mélodie de guitare.
Après un Continuum - The Hunt très axé sur les field recordings, l’album se conclue par les 10 minutes envoutante de In The Slumber, petits tintements répétitif habillés de nappes flottantes et field recordings aquatiques.

Un magnifique album d’ambient concrète, propice à la rêverie et aux voyages horizontaux.

Fabrice ALLARD
le 13/09/2009

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