L’image cabrée

 date

du 22/09/2009 au 07/11/2009

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Étienne Chambaud / Clément Rodzielski / Fondation d’entreprise Ricard / Ida Tursic et Wilfried Mille / Jimmy Robert / Karina Bisch / Mark Geffriaud / Oscar Tuazon / Sophie Bueno-Boutellier

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Pour la onzième édition du Prix Fondation d’Entreprise Ricard (une exposition du Centre Pompidou retrace d’ailleurs, on en reparlera bientôt, les dix premières années de cette manifestation), le critique d’art Judicaël Lavrador est chargé de jouer le sélectionneur et commissaire. Après avoir choisi dix jeunes artistes, il s’est fait fort de les réunir sous l’intitulé « L’image cabrée », propre à partir d’images (de journaux, magazines, télévision, cinéma…) pour réaliser leurs travaux.

Plutôt cohérent, ce fil conducteur amène Clément Rodzielski à réactiver la couverture d’un livre supposément licencieux (Julie et sa cousine, « interdit au moins de 18 ans » précise l’affiche) par un travail à la bombe, Ida Tursic et Wilfried Mille (lauréats convenables du Prix) à reprendre la photo d’une jeune fille trouvée dans un magazine en y associant le texte qui garnissait son verso et Mark Geffriaud à projeter des diapositives reproduisant des pages de livres (Herbarium). Moins directement, Oscar Tuazon s’attache au papier, mais en tant que matériau, pour l’unir à du béton (Papercrete) et en faire une œuvre dialoguant joliment avec la planche de saule pleureur aggloméré d’Étienne Chambaud (Monument Ouvert n°1). Dans la même veine, Sophie Bueno-Boutellier produit un bel assemblage de fils de laine tenus par des clous (Cosmic time n°006 (Takes in all beauty with an easy span)) tandis que Jimmy Robert froisse joliment du papier.

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Vue de l’exposition

Plus que le matériau, c’est le support qui intéresse Damien Cadio lorsqu’il peint un châssis (Carboglass) et Karina Bisch lorsqu’elle colore, dans la lignée de son exposition personnelle vue au FRAC Aquitaine en 2008, un paravent de motifs rappelant la modernité européenne comme les arts primitifs(Simultanées). Le reste de l’exposition, présentant d’autres pièces de chacun des artistes mentionnés nous paraîtra moins en lien avec son thème générique, sans pour autant que cela ne nuise à la qualité des œuvres présentées et notamment une intervention très réussie d’Oscar Tuazon : une sculpture-installation à base de bois et d’une lumière artificielle (Law Boss).

François Bousquet
le 04/11/2009

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