Florence Garrabé : Le Labyrinthe du Dedans

 date

du 03/11/2009 au 03/12/2009

 salle

bbb,
Toulouse

 appréciation
 tags

bbb / Florence Garrabé

 liens

Florence Garrabé
bbb

 dans la même rubrique
du 22/09/2016 au 11/12/2016
Mark Geffriaud : Deux Mille Quinze
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 06/09/0216 au 29/10/2016
Paris
(Fondation d’entreprise Ricard)
du 02/06/2016 au 09/10/2016
Telling Tales : Excursions In Narrative Form
(Museum of Contemporary Art)
du 23/06/2016 au 11/09/2016
Mika Rottenberg
(Palais de Tokyo)

Artiste toulousaine diplômée il y a une dizaine d’années de l’École des beaux-arts de la ville, Florence Garrabé bénéficie du travail de défrichage du bbb, centre d’art accueillant régulièrement de jeunes créateurs locaux, pour proposer cette exposition monographique. Avec un goût prononcé pour le travail en série et la réalisation d’œuvres entrant fortement en résonance avec l’actualité, l’artiste développe un propos intéressant quoique déjà rencontré par ailleurs.

JPEG - 87.2 ko
Homely
(courtesy de l’artiste et du bbb)

Ainsi en est-il de ses séries d’images de presse rehaussées de couches de peinture rouge (Homely) ou de collages, du jeu sur le contraste qu’elle met en place en opposant matériaux délicats (dentelle, laine blanche) et thèmes plus sombres (mal-être des salariés des grandes entreprises, têtes de mort) ou bien de son installation faite de traversins suspendus verticalement tels des sacs de sable (Le 13e Round). Pour autant, au-delà des influences que l’on peut sentir dans l’approche de Florence Garrabé (et celle d’Annette Messager vient, évidemment, immédiatement à l’esprit), chacune de ses œuvres fonctionne par elle-même, une petite touche personnelle venant à point nommé convaincre le spectateur.

Pour Le 13e Round, assurément la pièce la plus probante, des phrases sont brodées sur les polochons, manifestations des limites que chacun se met et qu’il s’agit alors de combattre (« Des fois je n’y arrive pas », « Des fois je ne peux pas », etc…). Dans Homely, l’artiste ne se contente pas de peindre les tirages de presse sur des cartons typiques de ceux utilisés par les sans-abri mais leur associe également un motif de tapisserie, histoire de confronter détresse des SDF photographiés et confort des intérieurs bourgeois. Par ces ajouts se distingue alors une personnalité en germe témoignant de velléités politiques certaines et de lignes artistiques directrices affirmées.

François Bousquet
le 30/11/2009