Yui Onodera and The Beautiful Schizophonic

Radiance

(Basses Frequences)

 date de sortie

14/06/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

 écouter

Urban Form (extrait MP3)

 tags

Ambient / Basses Frequences / Drone / Field Recordings / The Beautiful Schizophonic / Yui Onodera

 liens

The Beautiful Schizophonic
Yui Onodera
Basses Frequences

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Voici deux hommes qui ont déjà fait l’objet de chroniques sur ces pages, mais la collaboration nous intriguait. Yui Onodera d’abord, japonais dont on parlait il y a quelques mois à l’occasion de la réédition de son album Entropy chez Trumn, produit une musique particulièrement ambient. The Beautiful Schizophonic est signé chez Cronica. On croise donc régulièrement le Portugais Jorge Mantas, et on reviendra sur lui dans quelques semaines à propos de son dernier album. Il œuvre également dans un registre ambient, à base de drones, tendances sombres voire menaçantes. Cette inattendue rencontre portugo-japonaise nous est proposée par un discret, jeune, et productif label français (une petite vingtaine de références en moins de deux ans, mêlant vinyles, CD et CD-R), chez qui on trouve notamment Aidan Baker / Nadja. Histoire d’en finir avec les présentations et de cerner cette petite famille, on signalera que la photo de pochette est signée Danielle Baquet-Long, moitié de Celer, sur qui nous reviendront la semaine prochaine.

L’album est asymétrique, composé de cinq pistes, la dernière durant près de 15 minutes. A Stationery Place ouvre l’album avec une longue introduction à l’univers sonore du duo. Partant de sonorités concrètes, frétillements métalliques, manipulation d’objets, et montée progressive, sur près de 8mn, d’un mélange de nappes et drones, flottants, oscillants, emplissant tout l’espace et réduisant les crépitements au silence. Un sentiment de sérénité semble prendre le dessus et irradier de lumière ce premier titre. Une fois le terrain préparé, on navigue ensuite dans une béatitude apaisante. Nappes véritablement envoutantes, lumineuses, chaleureuses, suscitant un sentiment étrange de bien être et de flottement, voire de lévitation, qui ne nous quittera jamais vraiment. D’un morceau à l’autre, on reste dans un même univers, passant juste du cotonneux au soyeux, les deux hommes tissant selon le même procédé avec des matériaux légèrement différents. Un ton un peu plus grave sur Vista avec de légers claquements/frétillements rythmiques, puis les rayons du soleil qui éblouissent un Urban Form que l’on trouvera un peu plus faible avec son piano élégiaque et des nappes cristallines répétitives. Quelques field recordings, ambiances de rues, viendront casser la monotonie en fin de morceau, comme un retour à la vie.
Si elle est un peu à part en raison de sa durée, la dernière pièce nous apparait comme la plus réussie. Le principe reste le même, basé sur une véritable fusion entre nappe et drone, mélodies translucides, juste ce qu’il faut créer une sorte de mouvement perpétuel et tenir l’auditeur en haleine sur la durée, lente évolution du son qui se fait petit à petit un peu plus grave, et allant jusqu’à l’extinction.

On avait beaucoup aimé les albums solos des deux hommes, et assez logiquement leur rencontre est à la hauteur, révélant même ça et là des moment vraiment magiques. Très vivement conseillé aux amateurs d’ambient.
Pour information, les disques Basses Frequences se trouvent directement sur le site du label qui fait également mail order.

Fabrice ALLARD
le 06/01/2010

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