![]() |
|
||||||||||||||||
|
|
Celer Comme promis la semaine dernière, on revient sur Celer, duo composé de Danielle Baquet-Long et Will Long dont on avait déjà parlé à l’occasion de la sortie de Mesoscaphe, leur collaboration avec Mathieu Ruhlmann publiée chez Spekk. La sortie de Brittle s’inscrit dans un contexte un peu particulier. En effet c’est environ un mois avant la sortie de cet album que Danielle Baquet-Long était terrassée par une crise cardiaque à l’âge de 26 ans, mettant le petit monde de l’ambient en deuil. Une fin particulièrement émouvante alors que le couple axait son travail sur l’importance de l’amour et la fragilité de la vie. Aujourd’hui, Will Long s’attache a faire vivre la mémoire de sa femme, éducatrice spécialisée, écrivain, peintre, photographe, responsable à ce titre de la pochette de la collaboration entre Yui Onodera et The Beautiful Schizophonic publiée chez Basses Fréquences. Brittle est composé d’une seule pièce, Eustress, de près d’1h15. Assez logiquement, il s’agit d’une musique ambient, d’une épure extrême, proche des canons du genre et évoquant forcément Brian Eno. Eustress est construit comme un enchainement sans fin de nappes limpides, généralement cristallines. Lente montée d’un accord tenu sur la longueur, puis redescente alors qu’un autre prend le relai, et ce dans une imperturbable continuité. L’album donne l’impression d’être une peinture monochrome dont les seules nuances sont des jeux d’ombres et de lumière. Ainsi les nappes s’enchainent, oscillant entre envolées et profondes tensions, toujours très minérales, flirtant parfois avec le métallique, jouant énormément avec la stéréo.
Brittle est un album ambient au sens strict du terme. Pas de rythmique bien sûr, mais pas de mélodie non plus sur laquelle on pourrait se focaliser. Douceur, minimalisme et abstraction. le 17/01/2010
|
| |||||||||||||||
|
Copyright (c) 1998-2010 EtherREAL. Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation. |
|||||||||||||||||