Amy O’Neill

 date

du 25/09/2009 au 27/02/2010

 salle

Chapelle Saint-Jacques,
Saint-Gaudens

 appréciation
 tags

Amy O’Neill / Chapelle Saint-Jacques

 liens

Chapelle Saint-Jacques

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C’est à la Chapelle Saint-Jacques de Saint-Gaudens, édifice du XVIIe siècle reconverti en centre d’art contemporain, qu’Amy O’Neill présente sa nouvelle exposition personnelle. Initiative du Printemps de Septembre à Toulouse, manifestation qui essaime également dans toute la région Midi-Pyrénées, cette monographie nous permet de retrouver l’États-unienne et son habituelle obsession pour la culture populaire de son pays.

Une nouvelle fois, les défilés de miss et autres parades urbaines se trouvent au centre de son travail puisque deux immenses chars de carnaval occupent l’espace de la Chapelle. Sur The Grandaddy Of Them All, pointant à 7 mètres de haut grâce à une carcasse métallique, l’artiste a dessiné des fresques représentant le Mont Rushmore, un grand zeppelin, Marilyn Monroe, le Golden Gate, Neil Armstrong ou les caravelles de Christophe Colomb. Ce jeu sur les symboles et leur place dans l’iconographie états-unienne, ainsi que l’utilisation de paillettes noires et argentées pour réaliser ces reproductions, permet de lier astucieusement fond et forme, dans un mouvement embrassant images emblématiques et éclat trompeur. La demi-douzaine d’esquisses crayonnées accrochées sur les murs prolonge cet attrait mais fait aussi naître une forme d’ironie (déjà présente sur le char avec ses gerbes pendantes, faites de sacs poubelles noirs) en présentant une apparence quasi-décharnée des chars et miss trônant dessus. Même distance avec la projection de la vidéo The Rose Parade Beauty Queens dans laquelle défilent des photos de miss des années 60 alors que le commentaire d’époque préfère s’attarder sur la beauté des chars.

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Amy O’Neill - Old Noah’s Ark
(courtesy Galerie Praz-Delavallade)

Au croisement de ces préoccupations et de son travail sur la culture vernaculaire, Old Noah’s Ark est le second char de l’exposition, occupant pour sa part l’autel. Entre parade et Arche de Noé, cette œuvre se présente comme un chalet de bois mis sur roues et dont sortent des têtes d’animaux réalisées en fil de fer (girafe, éléphant, singe, cerf…). Alliance des mythes chrétiens et des parades contemporaines, la pièce établit de surcroît un parallèle un peu railleur entre les miss et les animaux, comme si toutes et tous, sur leurs chars alignés, participaient à la même parade.

François Bousquet
le 20/01/2010

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