Lawrence English

It’s Up To Us To Live

(Sirr.ecords / Import)

 date de sortie

14/12/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Lawrence English / Sirr.ecords

 liens

Sirr.ecords
Lawrence English

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Certains artistes sont tellement prolifiques que, bien qu’appréciant leur travail, il nous est difficile de rendre compte de la totalité de leurs sorties. Chihei Hatakeyama est de ceux-là, avec quatre albums et un EP parus en 2009 (plus deux autres déjà annoncés pour les premières semaines 2010) dont aucun n’a pu être évoqué ici ; Lawrence English émarge aussi dans cette catégorie avec deux albums solo, un disque en collaboration avec Francisco López et une cassette pour cette même année 2009. On remarquera d’ailleurs que ces deux musiciens interviennent dans le même style musical (une ambient composite), donnant involontairement du crédit à ceux qui estiment que des morceaux de ce genre sont faciles à écrire, se limitant à la superposition de nappes qu’il s’agit ensuite de faire aller et venir. Autre inconvénient d’un tel nombre de disques sur une si courte période : tout ne peut être d’une égale qualité et certaines parutions sont plus faibles que d’autres.

C’est un petit peu le cas de It’s Up To Us To Live que publie Sirr (l’autre grand label électronique portugais, avec Crónica Electronica, dont nous n’avions étonnamment pas encore chroniqué de disques). L’Australien nous annonce en préambule que l’écriture de cet album a débuté en 2004 et est inspirée d’un séjour en Tasmanie et dans d’autres régions désertiques de son pays natal. On voit alors venir à gros sabots le disque témoignage des divagations du musicien face à l’immensité des paysages ou la volonté d’emplir un espace sonore vierge du bruit de toute civilisation.

Si quelques-uns des titres de ce long-format ne dépassent en effet pas ce schéma programmatique, l’apport sur des morceaux de la guitare de Benjamin Thompson (autre Australien, déjà croisé sur d’autres disques de Lawrence English ou aux côtés de Tujiko Noriko) vient apporter une couleur un peu différente. Gratté à la manière d’une six-cordes acoustique rythmique (About The End) ou saturé (Somewhere Inside Me Is You), l’instrument bouscule l’ordonnancement peut-être un peu trop propre qui avait prévalu jusqu’alors et se présente comme un audacieux contrepoint à la guitare préparée d’English. Au reste, à partir du moment où son compère est intervenu, il semble que ses morceaux quittent les rivages bien balisés du début du disque pour accueillir plusieurs grésillements et autres sons plus rugueux, livrant alors un album moins convenu qu’imaginé initialement.

François Bousquet
le 28/01/2010

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