Stephan Mathieu + Taylor Deupree

Transcriptions

(Spekk / Mochi Mochi)

 date de sortie

25/06/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Electroacoustique

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Electroacoustique / Spekk / Stephan Mathieu / Taylor Deupree

 liens

Stephan Mathieu
Spekk

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Pour amateur d’ambient, Transcriptions est un album qui s’achèterait presque les yeux fermés tant Stephan Mathieu et Taylor Deupree sont emblématiques du genre avec un raffinement et une qualité constante. Pour couronner le tout, l’album sort sur l’exigeant label japonais Spekk qui œuvre depuis 2004 avec pour première référence l’album January de... Taylor Deupree !

Aussi étrange que cela puisse paraitre, il s’agit de la première collaboration entre l’Allemand (proche de Akira Rabelais, Janek Schaefer, Ekkehard Ehlers) et l’Américain responsable du label 12k. Il s’agit là d’une collaboration à la mode contemporaine, puisqu’elle s’est déroulée en deux étapes bien distinctes, sans que les artistes ne se rencontrent. Tout est parti de Stephan Mathieu qui s’est mis à travailler à partir d’enregistrements anciens, disques de cire et 78 tours qui bénéficient de plages de fréquences élargies, qu’il a réenregistré et traité en temps réel via des outils informatiques. Vu le résultat, sous forme de longues plages vaporeuses, on se dit que la réverb à du tourner à plein régime. Ces enregistrements ont ensuite été confié à Taylor Deupree qui, certainement dans une approche similaire, à ajouté des instruments acoustiques ou électroniques vintages.
Il en résulte une ambient oscillante du plus bel effet, douce et chaleureuse, voire onirique, mais de part les sonorités choisies l’album révèle quelques surprises. On devine sans problème les multiples couches sonores, les drones faussement linéaires, les souffles ambiants que l’on attribue aux enregistrements historiques (Nocturne), mais quelques pièces se révèlent plus difficiles d’accès comme Remain aux sonorités perçantes et abstractions mélodiques, ou le répétitif et rythmique Andante, ponctué de petits coups réguliers sur bois et métal. D’un autre côté de superbes pièces, certes plus faciles d’accès, jouant sur la répétition de quelques notes, construisant des mélodies répétitives et hypnotiques (Largo, ou Solitude sur lequel on croit entendre une clarinette).
Passé les 12 minutes de White Heaven aux souffles cristallins, l’album s’achève avec un Solitude of Spheres quasi aquatique et trois notes de guitare acoustique comme pour rappeler la véritable origine de ces sonorités.

Un album plus complexe qu’il n’y parait, appréciable dès la première écoute mais qui demandera un peu de temps afin d’en apprécier toutes les subtilités.

Fabrice ALLARD
le 25/01/2010

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