EDH release party avec FalseParkLocation / Phoebe Jean & Kirikoo Des

 date du concert

10/02/2010

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

Echopark / EDH / Exchpoptrue / FalseParkLocation / Flèche d’Or / Kirikoo Des / Phoebe Jean

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Echopark
Exchpoptrue
Flèche d’Or
Phoebe Jean
EDH
Kirikoo Des
FalseParkLocation

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On ne suivait jusque là les évolutions d’Emmanuelle de Héricourt que de loin, toujours dans l’ombre de Hypo avec qui elle collabore depuis 6-7 ans déjà, aussi bien en live que sur disque avec notamment la co-écriture de l’album The Correct Use of Pets. Cette release party était donc pour nous l’occasion de la découvrir en solo, tout en ayant le plaisir de revoir Falseparklocation, un peu perdu de vue depuis quelques années, et Phoebe Jean que l’on découvrait il y a quelques mois.

La soirée débute avec Falseparklocation que l’on va resituer rapidement. Il s’agit d’un duo que l’on qualifiera pour faire court d’électro-pop teinté 80s, au sein duquel on retrouve Nadia Lichtig, déjà remarquée au sein d’Echopark. Avec elle, Christian Bouyjou, principalement connu pour être derrière le projet électro-pop Exchpoptrue dont nous avions déjà parlé sur ces pages. Leur album Tropic FM est sorti en septembre dernier chez Dokidoki et on prendra ce concert comme une présentation de ce dernier. Sans que l’on ne sache trop d’où ça vient, on a l’impression de déjà connaitre par cœur les premiers morceaux, peut-être plus anciens, découverts lors d’un festival du Placard, ou plus simplement sur leur MySpace ou site web. Ca commence fort avec le tubesque et synthétique B15G suivi par la douceur des claviers de 4am sur les spoken words hachés de Nadia. Le duo passe par quelques instrumentaux, alterne entre des ambiances tantôt tristounes (Headless) et empreintes d’une certaine nostalgie (Langue étrangère), tantôt sautillantes avec les bleeps 8bits de Something About, et n’hésitant pas parfois à mettre les guitares plus en avant, abandonnant un peu ce son synthétique sur Dragonfly. Le concert est dense, le duo enchaînant les titres au format pop, chansons de 3mn pour un concert d’une quarantaine de minutes, alliant douceur et légèreté.

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EDH

C’est ensuite au tour de EDH, seule sur scène donc, avec une table recouverte de machines tandis que l’artiste occupe le centre de la scène avec une basse. Pour nous qui étions habitués à la voir plutôt discrète derrière son clavier, la surprise est ici de taille avec une attitude plus "rock" et une présence affirmée. La jeune femme lance ses machines qui assurent toutes les parties électroniques et rythmiques, puis elle se charge de la voix et de la basse qui structure ses morceaux, apportant à la fois mélodie et tempo sur le Nothing to Kill qui ouvre le concert. Électronique, mais moins synthétique que Falseparklocation, EDH sait se faire aussi particulièrement rock sur Relativities tout en proposant un fin travail des parties vocales. La tonalité générale est plutôt sombre, influences 80s certainement, tout en optant parfois pour des circonvolutions électro-ludiques sur Three Days, ou des structures flirtant avec une techno raffinée sur Stephanovitch. Le point commun à tous ces morceaux, c’est la voix d’Emmanuelle, douce, presque fantomatique, flottante, détachée, mais toujours parfaitement posée. Par ailleurs la jeune femme passe tout son set avec le sourire aux lèvres et le public venu la soutenir ne se fait pas prier pour partager son enthousiasme. Cet entrain mutuel contribue à mettre tout le monde à l’aise et le concert nous apparaitra déjà bien rodé, carré, nous amenant en conclusion à The Doorway qui clôture également l’album sur lequel nous reviendrons très prochainement.

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Phoebe Jean

On termine la soirée avec Phoebe Jean, toujours avec Kirikoo Des, mais cette fois le duo se présente sous forme de trio avec l’arrivée de Ylva pour une prestation faite de poses et danse. C’est la quatrième fois que l’on voit Phoebe et Kirikoo en quatre mois, mais comme le duo semble se chercher, à chaque représentation nous avons droit à un nouveau spectacle. On peut en effet parler de spectacle plus que d’un classique concert, et ce soir encore plus que jamais avec d’une part l’arrivée de Ylva, mais aussi une dimension théâtrale plus affirmée. Le set débute avec des drones ronronnant, improvisations vocales, un superbe chant aux intonations mystiques de la part de Phoebe, puis des tubes électro-pop empruntant autant aux musiques électroniques actuelles qu’aux clichés dance tandis que la voix reste toujours très posées, au ton grave.
A mi-parcours, les deux jeunes femmes s’assoient de part et d’autre de la scène et Kirikoo Des se lance dans un solo de danse contemporaine sur la musique diffusée par son laptop, une ambient abstraite ponctuée de bleeps et bribes vocales. Puis le concert reprend et quelques tubes plus tard, subtile mélange hip-pop, le trio quitte la scène et nous offrira un petit rappel afin de contenter tout le monde. Une belle surprise, et effectivement, encore une fois un show comme on ne l’avait jamais vu de la part de Phoebe et Kirikoo.

Fabrice ALLARD
le 14/02/2010

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