Tim Catlin & Machinefabriek

Glisten

(Low Point / Import)

 date de sortie

09/11/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

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4 titres complets (Soundcloud)

 tags

Ambient / Expérimental / Low Point / Machinefabriek / Tim Catlin

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Machinefabriek
Low Point
Tim Catlin

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Les sorties du label Low Point s’enchainent (6 CD en 2009) et ne se ressemblent pas. Sur ce court album, on retrouve l’hyper productif Machinefabriek en duo avec Tim Catlin qui travaille dans un registre nettement plus expérimental que le Néerlandais, avec déjà des sorties chez Crouton (label de Jon Mueller) ou 23five (label hébergeant Francisco López, Carl Michael von Hausswolff ou encore Jason Kahn). La rencontre ne surprend pas plus que ça, Machinefabriek aimant se confronter à des artistes d’univers différents : Peter Broderick, Stephen Vitiello ou encore Freiband, une rencontre déjà publiée chez Low Point.

C’est Machinefabriek qui a initié le projet, découvrant l’australien Tim Catlin en faisant des recherches sur la musique à base de guitares préparées, mais cette collaboration s’est déroulée en deux temps distincts, avec tout d’abord des enregistrements réalisés par l’Australien, ensuite enrichis et habillés par le Néerlandais. L’album se construit donc sur deux entités, deux styles et deux formes bien distinctes avec d’une part une guitare plutôt expérimentale, et d’autre part un habillage électronique à coloration ambient.
On considérera l’album en deux parties construites sur un même schéma. Dans un premier temps, des guitares très présentes avec un jeu post-rock ambient improvisé qui nous paraîtra trop classique d’un point de vue purement sonore tout en s’avérant expérimental et abstrait, flottant, sans réelle direction sur Strain, jouant énormément sur la répétition, un style quasi mécanique sur Flutter ou Knell, évoquant parfois les coups réguliers d’une horloge. À chaque fois, l’électronique de Machinefabriek est là pour jouer sur des effets de résonance, apportant une profondeur et une nouvelle dimension via les textures soufflantes de Haul.
On passe ensuite à des pièces aux mélodies ultra fines façon boite à musique sur le très beau Ghostbox auquel répond Arpeggio dans la seconde partie avec de la même manière de fines notes de guitares habillées de drones. Les deux sections de l’album se terminent respectivement par Glisten 1 et Glisten 2 qui représentent à eux seuls près de la moitié du disque. Une longueur compréhensible dans la mesure où il s’agit ici des deux pièces les plus classiquement ambient : nappes, drones, oscillations, textures granuleuses, résonances infinies, un petit ventilateur semblant venir titiller la six cordes qui se fait alors plus menaçante sur ces deux morceaux un peu plus sombres.

De part la variété de jeu de Tim Catlin, ce court album semble parfois manquer de cohérence, partagé entre expérimentations légères et ambient envoutante.

Fabrice ALLARD
le 02/03/2010

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