Rendez-vous norvégiens #1 : Signe Lidén

 date du concert

24/02/2010

 salle

Société de Curiosités,
Paris

 tags

Signe Lidén / Société de Curiosités

 liens

Société de Curiosités
Signe Lidén

Toujours à l’affût de nouvelles expériences et de nouveaux partenariats, la Société de Curiosités s’associe à PNEK, réseau norvégien voué au soutien d’artistes numériques et électroniques. L’idée est de proposer une série de soirées précisément consacrées à de jeunes musiciens venus d’un pays auquel on peut faire confiance, pour nous offrir régulièrement des artistes très convaincants, qu’ils interviennent en musique électronique, folk ou jazz.

Pour inaugurer ces « rendez-vous norvégiens », Signe Lidén, qui n’a pas encore sorti de disque mais a réalisé de nombreuses installations sonores, était conviée. Installée à Berlin et capable de prononcer quelques phrases en français, la jeune femme annonça que sa performance allait se dérouler en deux parties, la première plus tranquille et la seconde moins. À genoux entre deux gros cylindres de fer, la Norvégienne avait placé sur le premier une tige métallique horizontale et disposé sur celle-ci des capteurs électromagnétiques tandis que d’autres résonateurs se trouvaient à l’intérieur du second bidon. Les oscillations créées par la proximité entre tous ces éléments firent naître des vrombissements sur lesquels Lidén joua en effleurant ou déplaçant les capteurs, en les rapprochant les uns des autres afin d’aller à la limite du larsen. Pour la fin de cette première moitié, elle manipula une boîte en fer, rapprochant et éloignant le couvercle du haut de cette boîte pour, là aussi, produire un bourdonnement.

Après avoir démarré son laptop et installé une grille de four sur le second bidon, la jeune femme put débuter la deuxième partie de son set. Fondée sur le même principe que la première (résonateurs, interactions avec le métal), celle-ci vit cependant émerger un drone plus grave qu’auparavant, résultant probablement du filtrage par ordinateur. Histoire de renouveler un peu son propos, Signe Lidén termina en frottant la grille comme si elle passait ses doigts sur une harpe. Le capteur aimanté sous cette grille put alors restituer une intervention très métallique et plutôt inquiétante qui tranchait avec la sérénité apparente de la jeune femme.

François Bousquet
le 26/02/2010