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EDH Il y a quelques semaines, nous assistions à la release party du nouvel album de EDH, tout simplement les initiales d’Emmanuelle de Héricourt, principalement croisée jusque là aux côtés de Hypo avec qui elle collabore régulièrement, sortant conjointement l’album The Correct Use Of Pets en 2006. Si elle est plutôt discrète, la jeune femme n’en est pas à son premier album puisqu’elle sortait Morgen chez Intikrec en 2003 et ses New-York Tracks 2001-2002 en septembre dernier, l’occasion de se plonger dans ses premiers travaux. Ce Prédature est également une suite à la collaboration avec le jeune label Lentonia puisque EDH sortait déjà en 2008 un 7" (intitulé 7") sur la structure parisienne. Comme on le découvrait donc en concert, ce disque est un véritable album pop avec ses 14 titres tournant quasiment tous autour des 3mn. Une pop électronique certes, baignée de douces mélodies mais qui a gagné en profondeur via une certaine richesse rythmique et une basse extrêmement présente. Ainsi l’album s’ouvre sur un Ramble à la boucle rythmique particulièrement lourde, qui semble légèrement emprunter au hip-hop, pour adopter ensuite un jeu plus sec avec Stephanovitch, peut-être notre morceau préféré, plus proche du dancefloor. Pas de constructions extrêmement complexes, mais une section rythmique globalement mise en avant avec une basse parfois très marquée contribuant à une teinte très 80s sur Nothing to Kill ou The Doorway, mettant même ici de côté tout apport mélodique instrumental.
Prédature est un album riche d’une musique pop et électronique, empruntant régulièrement aux années 80 (sonorités, mélodies, intonations) avec une dose de bricolages et d’expérimentations bien actuels. Certainement l’album de la maturité pour Emmanuelle de Héricourt. le 3/03/2010
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