Hypo release party : La Chatte / Boulder dDash

 date du concert

01/03/2010

 salle

International,
Paris

 tags

Boulder dDash / dDamage / Hypo / International / La Chatte

 liens

dDamage
Hypo
International
La Chatte

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En ce 1er mars sortait le déjà 5ème album de Hypo, et pour fêter l’événement rendez-vous était pris à l’International avec pour l’épauler Boulder dDash et La Chatte.

On sera surpris de voir que c’est justement La Chatte qui ouvrait la soirée. Surpris d’abord parce que ce n’était pas tout à fait l’ordre initialement prévu, et ensuite parce que le trio nous paraissait déjà très dansant pour commencer les festivités. On se rendra compte a posteriori que c’était le bon choix.
Effectivement la musique de La Chatte, bien qu’originale, se révèle très efficace, énergique, permettant au public de se mettre en jambe. On trouve sur scène Nikolu à la guitare, Stéphane Argillet très sage derrière son laptop, et Vava Dudu, la bête de scène au chant. Une base électronique avec des percussions plutôt dansantes et des glissements synthétiques en guise de mélodies plus ou moins expérimentales, des guitares qui contribuent à une certaine énergie rock que Nikolu s’efforcera de transmettre, et surtout le chant, la voix tellement atypique de la charismatique Vava Dudu. Entre chant et élucubrations vocales haut perchées, les textes ont généralement le pouvoir de faire réagir le public qui en rajoute une couche, ou répond de la même manière, créant une certaine interactivité que seul le live peut procurer.
C’est donc la deuxième fois que l’on voyait La Chatte en concert, on n’a pas encore écouté sur disque ou version "studio", mais c’est le genre de formation que l’on conseillera d’écouter avant tout en concert.

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Hypo

A 22h15 c’est au tour de Hypo que l’on retrouve comme d’habitude avec EDH et un batteur en guise de nouveauté, une formule déjà testée à la Maroquinerie en novembre dernier. Un peu à l’image de Coco Douleur, le fameux album dont on fêtait la sortie, le concert débute par un premier titre instrumental et expérimental qu’il enchaîne avec Boca Boca Dub qui nous permet de retrouver tout de suite la voix d’Emmanuelle de Héricourt sur une mélodie de percussions exotiques et ludiques. Comme à son habitude, Hypo travaille énormément sous forme de collaborations et ce nouvel album ne déroge pas à la règle. Bien sûr, tout le monde n’est pas présent sur scène mais Anthony Keyeux travaille énormément par la manipulation en live de samples diffusés ou triturés, une formule peaufinée depuis près de 10 ans qui confère à sa musique une immédiateté pop tout en gardant une dose importante d’expérimentations et d’heureux accidents.
Le public présent ce soir pouvait apprécier ce savant mélange qui semble encore gagner en efficacité via l’apport du batteur, contribuant à une énergie nouvelle. Nous qui pensions qu’après La Chatte, l’ambiance allait retomber, ce fut en fait tout le contraire avec ce live qui s’inscrivait dans une suite logique. On retrouvait Vava Dudu sur un titre au "chant" apparemment improvisé et mélodiquement parfait, et un dernier titre avec EDH pour conclure un concert d’une 50aine de minutes qui semblait avoir ravi tout le monde !

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Boulder dDash

Il est environ 23h30 quand débute le dernier concert assuré par Boulder dDash, soit le projet solo de JB Hanak, moitié de dDamage. Une formule franche, directe, frontale : la scène a été vidée, Jean-Baptiste est seul avec son laptop et un mégaphone sur le devant de la scène. Quand on arrive dans la salle le concert vient de commencer et ça commence très très fort avec une musique plutôt rentre dedans et des vocaux hurlés. On décèlera de légères influences hip-hop par ici, mais aussi une certaine légèreté avec des bleeps ronds et mélodiques un peu plus tard tout en gardant une section rythmique ferme et sèche.
Il y a quelques années, on chroniquait un album de Boulder dDash que l’on rapprochait de l’univers de Hypo. On n’avait jamais vu ce projet sur scène, et force est de constater qu’entre les années passées et le passage sur scène, la musique du parisien n’a plus grand chose à voir avec ce que l’on connaissait. Ce soir à l’International il y avait à la fois une puissance électronique et une énergie rock, le genre de chose que l’on avait plus trop vu sur scène depuis les Chemical Brothers.

Fabrice ALLARD
le 11/03/2010

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