Performance #13 : Oldine / Natural Snow Buildings / Rabbits’ Sorrow

 date du concert

18/12/2002

 salle

Pop In,
Paris

 tags

Natural Snow Buildings / Oldine / Pop In / Rabbits’ Sorrow / Sébastien Roux

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Treizième Performance ce soir au Pop In avec trois groupes au programme : Natural Snow Buildings, Oldine et Rabbits’ Sorrow, pour une soirée (une fois n’est pas coutume en ce qui concerne le label parisien Intercontinental, d’habitude porté sur l’anti-folk) placée sous le signe des nappes et textures.

Le duo formant Natural Snow Buildings prit place sur scène en premier : elle au violoncelle, créant un tapis sonore continu, lui à la guitare égrenant de petites notes réverbérées. Après avoir répété plusieurs fois le même thème mélodique, le guitariste le mit en boucle et posa dessus un tremolo atmosphérique assez attachant. Reprenant sensiblement ce même schéma pour chaque morceau, le duo montra que, dès son premier concert, il maîtrisait relativement bien son sujet, malgré un certain manque de renouvellement les vingt premières minutes passées. On reprochera également au violoncelle d’être un peu écrasé sous les différentes nappes de guitare et de ne pas avoir un son davantage présent. Toutefois, cette prestation fut globalement bonne et on suivra avec attention le premier disque du groupe, annoncé sur le micro-label parisien Hinah.

Ce fut ensuite au tour d’Oldine de prendre place sur la petite estrade du Pop In. Les deux membres du groupe (Thomas Robyn, responsable du label Le Cri de la Harpe, et Sébastien Roux, guitariste de feu-Un Automne à Lob-Nor) s’assirent derrière leurs laptops et prirent leurs guitares sur leurs genoux. Emplissant la pièce de leurs nappes délicates, ciselées grâce à l’utilisation précise d’e-bows, le duo nous transporta immédiatement. Même si les sons employés étaient un peu trop aigus, à la limite du larsen, leur ambient mélancolique prit toute son ampleur dans la froide cave de la rue Amelot. Sébastien laissa ensuite Thomas jouer seul quelques morceaux, celui-ci mit alors en place, à l’aide de son ordinateur, une texture, y adjoignit quelques accords mélodiques doucement grattés avant que la texture initiale ne se saturât de plus en plus. Plutôt plus intéressante quand les deux musiciens jouaient, la musique d’Oldine, par moments peu éloignée de celle de Labradford, souffrait cependant parfois d’une absence de profondeur ou de densité. On sentait qu’une discrète section rythmique n’aurait pas été de trop et on se prenait alors à se remémorer avec émotion les prestations d’Un Automne à Lob-Nor, très bon groupe, trop vite séparé.

Sans prévenir, tandis que Sébastien était encore en train de travailler sur une nappe, Thomas posa son instrument et quitta la scène, laissant son acolyte seul sur l’estrade. Celui-ci reprit alors son e-bow et entama ce qui allait être le set de Rabbits’ Sorrow, le projet solo qu’il développe en parallèle. Usant également aussi bien de la six-cordes que du laptop, il nous offrit une prestation somme toute peu différente de ce qu’avait proposé Oldine juste avant.

François Bousquet
le 20/12/2002

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