Festival Premiers Plans d’Angers 2008 - Reprise du Palmarès

 date

du 18/01/2008 au 27/01/2008

 salle

Fondation GAN pour le cinéma,
Paris

 tags

Fondation GAN pour le cinéma

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C’est à nouveau à la Fondation GROUPAMA-GAN pour le cinéma que le festival Premiers Plans d’Angers a donné rendez-vous pour la traditionnelle reprise parisienne de son palmarès. Comme l’an passé, et en attendant la réouverture du Forum des Images, ce sont juste un court et un long-métrage, tous deux lauréats du Grand Prix du Jury, qui furent présentés ce soir.

Œuvre du Turc Laszlo Nemes Jeles, Türelem, déjà présenté en compétition « Corto Cortissimo » à Venise, suit une jeune femme, bureaucrate appliquée, qu’on voit arriver à son travail, pointer consciencieusement, s’asseoir en silence à sa table, passer quelques documents à ses supérieurs. La caméra, cadrant l’héroïne au plus près, participe d’une large décontextualisation de l’action (aucune indication sur l’époque, ni sur le pays vu que tout le monde est muet ou presque) seulement perturbée par des silhouettes apparaissant derrière la fenêtre du bureau. Arrive alors le moment (on se permet de raconter la chute, gageant que peu de monde verra ce court-métrage et estimant qu’il s’agit plutôt de signaler ici son existence) où la jeune femme sort du baraquement pour se retrouver à l’extérieur. La caméra panote et, stupéfaction aussi saisissante que contestable sur le plan moral, que découvre-t-on ? Des nazis en uniforme et des déportés en train de se déshabiller. S’il ne s’agit pas d’interdire tout film sur la Shoah, force est de reconnaître que le procédé, limite petit-malin, soulève quelques interrogations.

Nettement moins dérangeant, Prostye Veshchi (Choses Simples) est le premier long-métrage solo d’Aleksei Popogrebsky, auteur avec Boris Khlebnikov de Koktebel, sorti en salle il y a un an et demi. Attaché à un anesthésiste un peu loser (sa fille, adolescente rebelle, vient de claquer la porte du domicile parental, sa femme le tanne pour avoir un deuxième enfant, il prend quelques vestes avec les infirmières de l’hôpital), le film ne le lâche pas d’une semelle et notamment lorsqu’il se rend, après le travail, chez un vieil acteur acariâtre pour arrondir ses fins de mois en prenant sa tension et en lui faisant sa piqûre. Naturellement, ces deux hommes très différents vont s’enrichir mutuellement et de leur rencontre va naître une forme d’amitié. Gentillet et inoffensif, le long-métrage ne propose donc rien d’autre que l’évolution de son personnage principal qui, finalement, ne s’en sort pas si mal que cela au bout du compte… quelle surprise !

François Bousquet
le 31/01/2008

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