Oren Ambarchi

Intermission 2000-2008

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

00/11/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Electroacoustique

 appréciation

 écouter

The Strouhal Number (Flash player)

 tags

Ambient / Anthony Pateras / Electroacoustique / Expérimental / Oren Ambarchi / Touch

 liens

Oren Ambarchi
Anthony Pateras
Touch

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Comme le titre le suggère, cet album est un peu à part dans la discographie de l’artiste australien dans la mesure où il s’agit d’un regroupement de raretés, morceaux uniquement disponibles sur des compilations, issus de sorties en éditions limités, ou sessions live. Cette édition au format CD chez Touch est un excellent moyen de rendre ces enregistrements disponibles au plus grand nombre.

En fait mis à part le titre et les quelques éléments de texte cachés sous le disque, l’aspect compilation nous parait complètement anecdotique tellement l’ensemble de l’album est cohérent, et ce malgré les 8 années dont sont extraits ces cinq pièces. Elles ne sont pas présentées ici dans leur ordre chronologique, mais plutôt par affinité musicale et couleur sonore, aidant encore à la cohérence d’ensemble, passant progressivement d’une ambient abstraite à des drones crépitants.
Intimidator ouvre l’album de fort belle manière, minimaliste et improvisé, mêlant épures sinusoïdales et percussions métalliques qui sont en fait des sonorités produites par Anthony Pateras sur un piano préparé. L’ensemble est de toute beauté, doux, ample et contemplatif. On reste sur ce type de tonalités avec Iron Waves qui est en fait un remix du Parasail de Paul Duncan, avec cette fois de véritables coups métalliques proche d’un gong, résonant à l’infini. C’est ici que la guitare d’Oren Ambarchi commence vraiment à se faire entendre sous forme de nappes ondulantes, fragiles, se mariant parfaitement à la voix un peu plaintive de Paul Duncan.
Deux pièces un peu plus courtes ensuite avec dans un premier temps Moving Violation dont une version un peu différente figurait sur la compilation Touch 25. On retrouve ici un certain minimalisme, cette fois à base de drones sourds ponctués de claquements et évoluant vers un son dense et grésillant. Petite rupture avec The Strouhal Number, le titre le plus ancien issu d’une session live sur une radio australienne. Un son clair, éclatant même, doux et fragile, semblant mêler guitare et clavier pour un résultat proche d’une boite à musique, donnant en tout cas envie de s’endormir sur ce sublime morceau.
On terminera avec A Final Kiss On Poisoned Cheeks, une pièce de 20mn qui était quant à elle sortie en édition limitée chez Table of the Elements. On est ici plus proche d’un dense magma sonore, riche et tendu, composé de strates de drones, sifflements, frétillements et craquements électroniques. Finalement le calme retrouve sa place et l’album se termine presque comme il a commencé, tonalité épurée et tintements métalliques épars.

Une musique de toute beauté, une compilation d’une rare cohérence, une excellente initiation à l’univers sonore d’Oren Ambarchi.

Fabrice ALLARD
le 06/06/2010

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