Ogrob

Ein Geisteskranker Als Künstler

(Ronda / Metamkine)

 date de sortie

00/11/2009

 genre

Rock

 style

Ambient / Drone / Noise

 appréciation

 écouter

Ampoules de Lorenzini (MP3 complet)

 tags

Ambient / Drone / L’Autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie / Noise / Ogrob / Ronda / Sun Plexus

 liens

Sun Plexus
Ronda
L’Autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie
Ogrob

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Comme promis en février, nous abordons enfin l’album de Ogrob, un alias provenant tout simplement du nom de famille de Sébastien Borgo, seul homme à bord de ce projet musical. Si ce nom ne vous évoque rien, les connexions devraient se faire en précisant que l’artiste opère au sein de deux formations particulièrement actives dans l’underground rock français, à savoir L’Autopsie A Révélé Que La Mort Était Due A L’Autopsie et Sun Plexus.

Ein Geisteskranker Als Künstler se présente comme une compilation puisque l’album est composé d’une petite quinzaine de morceaux enregistrés entre 1994 et 2006. Malgré cette large plage temporelle, l’album fait preuve d’une agréable unité de ton faisant montre d’une fidélité implacable de la part de Sébastien Borgo envers une ligne artistique bien définie. Pour appuyer ce propos on remarquera que l’artiste a composé son tracklisting par affinité de ton et que l’on se retrouve à enchainer sans s’en rendre compte un morceau de 1995 avec un autre de 2003.
Le travail de Sébastien Borgo explore toutefois différents pans des musiques libres et expérimentales, allant pour faire court du drone à la noise, que ce soit à partir d’une guitare, de cymbales, field recordings, bruits de moteurs, l’ensemble étant bien souvent trituré, mis en boucle, déformé sous les effets d’une distorsion. Le résultat est varié d’un point de vu purement sonore entre l’ambient à drone de Psylle ou de Geocroiseurs (Solitudes) et le rock bruitiste de 1976 Onde P. ou 2033, mais l’unité se fait sur la construction d’atmosphères généralement sombres et dérangées, en jouant sur des sonorités graves, des textures grésillantes, voire granuleuses, créant même une sorte de monotonie, arrêtant le temps en usant de boucles sonores pour mieux nous surprendre ensuite avec un interlude bruitiste (Shrapnel), composé de denses collages (Exuvies).
Si connaissant un peu le travail de Sun Plexus ou L’Autopsie A Révélé Que..., ce type de production ne nous surprend guère, on sera agréablement étonné de trouver également l’ambient apaisée de Le Temple Du Rock, reprenant la respiration d’un spectateur endormi lors de l’installation du même nom aux Voûtes en 2004, les chants d’oiseaux de Ma Vulnérable Tu Me Jettes Sur Une Autre Planète ou encore les coups métalliques sourds et aquatiques de Ampoules De Lorenzini.

C’était loin d’être gagné de proposer sur disque une musique que l’on aurait tendance à considérer comme une musique de scène. Force est de constater que le pari est réussi grâce à une approche plus cinématographique, jouant sur le mystère des sons et un ton plus posé que ce que l’on pouvait attendre d’Ogrob.

Fabrice ALLARD
le 23/06/2010

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