Alchemy Box

 date

du 03/06/2010 au 18/07/2010

 salle

Maison d’art Bernard Anthonioz,
Nogent-sur-Marne

 appréciation
 tags

Isabelle Cornaro / Jimmy Robert / Maison d’art Bernard Anthonioz / Mark Geffriaud / Morgan Fisher / Ryan Gander / Wade Guyton

 liens

Maison d’art Bernard Anthonioz

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Espace d’art situé dans une belle bâtisse du XVIIe siècle, bordant un de ces grands parcs que l’on trouve sur les bords de Marne, la Maison d’art Bernard Anthonioz se fait, depuis 2006, hôte d’expositions plasticiennes. Associée pour l’occasion au FRAC Île-de-France, la Maison d’art, et le commissaire Christophe Gallois, proposent de présenter quelques œuvres récemment acquises par le fonds régional en prenant comme fil rouge la notion de montage et toutes les combinaisons que ce procédé appelle.

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Isabelle Cornaro - Sans-Souci
(courtesy Galerie Balice Hertling)

À ce titre, on passera rapidement sur les photos-montages de John Stezaker, les assemblages hétéroclites et démonstratifs d’Isabelle Cornaro (Homonymes) ou le film de Morgan Fisher tout en jump-cuts pour se rabattre sur les travaux qui laissent davantage de place à l’interprétation du spectateur. Ainsi, l’Alchemy Box de Ryan Gander est une boîte fermée contenant des objets et documents dont la liste est affichée sur le cartel mais sans qu’il soit possible de vérifier que ladite boîte contient bien tous ces éléments. Même mystère poétique dans les Sans-Souci d’Isabelle Cornaro, dessins combinant bandes de papiers pliées et mèches de cheveux, ou dans l’Herbier de Mark Geffriaud, cette projection de diapositives déjà vue à la Fondation Ricard l’automne dernier.

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Jimmy Robert - Untitled
(Collection FRAC Île-de-France)

Le montage peut également résulter d’une forme de parasitage d’images existantes lorsque Wade Guyton imprime en surimpression des motifs colorés sur des pages de catalogues et magazines ou bien quand Jimmy Robert déchire une autre page de catalogue et l’accroche telle quelle, dans une mise en abyme à la fois distancée et révérencieuse (Still Life). Enfin, le même Jimmy Robert dispose le long d’un mur plusieurs composants (boulette de papier, texte effacé à même le mur, portrait s’étant vu rajouté quelques morceaux de papier) et interroge alors la combinaison de ces éléments : fausses traces d’une performance passée ? préambules à quelque chose qui va arriver ? Là encore, liberté est heureusement laissée au spectateur de se faire son idée.

François Bousquet
le 05/07/2010

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