Kyle Bobby Dunn

A Young Person’s Guide To Kyle Bobby Dunn

(Low Point / Import)

 date de sortie

18/01/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal

 appréciation

 écouter

7 titres (player SoundCloud)

 tags

Ambient / Kyle Bobby Dunn / Low Point / Minimal

 liens

Low Point
Kyle Bobby Dunn

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En 2009, Kyle Bobby Dunn sortait l’album Fervency sur le label Moodgadget (chez qui on peut trouver Benoit Pioulard, Casino versus Japan, Khonnor, Praveen), uniquement disponible en téléchargement. Impressionné par le travail du new-yorkais, Low Point décide de sortir l’album sur support physique, enrichi d’un deuxième CD contenant des morceaux composés à la même époque.

Kyle Bobby Dunn travaille avec des instruments acoustiques, les notes de pochette précisant même Kyle Bobby Dunn & His Ensemble puisqu’il fait appel à des instrumentistes qu’il dirige, le fruit de ces sessions d’enregistrement étant ensuite retravaillé sur ordinateur. A vrai dire, la dimension acoustique de ces pièces disparaît presque complètement tellement le son est traité, l’artiste transformant n’importe quelle source sonore en nappes ou drones, et jouant ensuite sur des enchainements et combinaisons de fréquences. Moins dense, et du coup plus fin, plus fragile qu’un Phill Niblock, Kyle Bobby Dunn se concentre plutôt sur un délicat assemblage de sonorités proches, les laissant parfois tourner en boucle d’où se dégagent quelques mélodies magiques (Empty Gazing).

Si le procédé utilisé est toujours un peu le même et si les deux CD restent calés sur une ambient minimaliste, par le choix des instruments utilisés Kyle Bobby Dunn parvient à créer des atmosphères assez variées, alternant même entre vocalises élégiaque (dont on ne saurais dire s’il s’agit d’une véritable voix ou d’un hasard de fréquences sonores) et gravité des cuivres sur The Tributary (For Voices Lost).
Une certaine pression s’installe quand de rapides oscillations entrent en jeu (There Is No End To Your Beauty), tandis qu’au contraire le temps semble s’arrêter sur les drones de guitare exécutés à l’e-bow (Grab (And Its Lost Legacies)), les flux et reflux incessants finissent par se faire menaçants quand on perçoit les longs glissements d’archet (The Second Ponderosa), et parfois le monde réel semble refaire surface alors que l’on devine des croassements et clapotis sur Promenade, qu’un léger souffle donne l’impression que le piano est dans un jardin (Sets Of Four (Its Meaning Is Deeper Than Its Title Implies)) ou que des voix semblent sortir d’un vieux poste de télévision (The Nightjar).

Néoclassique liquéfiée pour rêverie horizontales, A Young Person’s Guide To... est un très bel album ambient, contemplatif, intemporel.

Fabrice ALLARD
le 02/07/2010

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