Wild Shores

Illusion of Movement

(M-Tronic / La Baleine)

 date de sortie

00/01/2010

 genre

Electronique

 style

Industriel / Pop / New Wave

 appréciation

 tags

Industriel / M-Tronic / New Wave / Pop / Wild Shores

 liens

M-Tronic
Wild Shores

 autres disques récents
Matt Christensen
Honeymoons
(Miasmah)
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)

Wild Shores est un collectif d’artistes français, créé au début des années 90 à Limoges, composé d’Évelyne Hebey, Fred nouveau et Marc Roques. Leurs activités sont multiples avec d’une part une production musicale dont voici le quatrième album, et d’autre part tout un travail audiovisuel qui se concrétise au sein de performances, installations et vidéos. C’est la première fois que nous parlons de ce projet, mais leur précédent album était sorti chez Optical Sound (et nomminé à la 5eme édition des Qwartz), ce qui permet de situer un peu l’univers.

Afin de préciser un peu mieux celui-ci, on s’attardera sur les notes de pochettes, en particulier les respects et remerciements : le vidéaste Bill Viola, Daniel Ash (guitariste de Bauhaus), le poète Kenneth White, Bono, Coil, l’Homme (à la tête de chou), reflet d’un certain éclectisme, mais aussi Black Sifichi, Servovalve ou Von Magnet avec qui Wild Shores partage de sérieuses affinités.
Après l’album de 9 Elma dont nous vous parlions le mois dernier, M-Tronic continue donc de nous surprendre avec ici un univers sonore complètement différent des anciennes productions du label. Une suite logique pourtant, Wild Shores ayant participé à l’album de Servovalve en 2004 et ayant publié un titre (Barefeet) sur la compilation Table Of Elements 2.0 en 2007. Exit donc l’electro(nica)-indus et bienvenue à une pop électronique, arty et sombre, avec justement ce Barefeet qui ouvre l’album. Rythmique sèche, chant feutré, une formule mêlant habilement douceur à une certaine noirceur, qui est déclinée en 8 morceaux. Quelques guitares timides ici, chants tribaux et murmures par là (Illusion Of Movement), les mélodies sont généralement absentes et remplacées par des basses ronronnantes qui confèrent à l’ensemble un minimalisme séduisant sur le lugubre H.A.P.P.Y.

A mi parcours, on retrouve un peu ce son électro-indus dans les percussions sèches de Coming Down, une chouette reprise du morceau de Daniel Ash (1991), suivie par celle du Requiem pour un con de Serge Gainsbourg, non moins réussie. Répétitives à souhait, entêtantes, ces reprises apportent une nouvelle dimension à ces morceaux. On sera par contre surpris de n’en trouver aucune référence sur la pochette en dehors des remerciements auxquels on faisant référence plus haut. Même chose sur Open Letter qui reprend en partie les textes du Drownling Man de U2.
Après 35mn de cette atmosphère lourde et moite, Tom Horn Song sonne presque comme un bol d’air, plus lumineux, plus mélodique, influences orientales et chant dans un joli duo.

Un bel album d’une électro-pop automnale que les amateurs de new wave à la française (on pensera parfois à Clair Obscur, également chez Optical Sound) devraient apprécier. En complément, et à la place des remixes qui complètent les albums M-Tronic, une piste CD-Rom réalisée par Servovalve permet de donner vie à la pochette du disque.

Fabrice ALLARD
le 04/07/2010

À lire également

Displacer
Arroyo
(M-Tronic)
Geomatic
Blue Beam
(M-Tronic)
I:gor
Barwy Kolorow
(M-Tronic)
Displacer
Moon Phase
(M-Tronic)