Climnoizer

The Elektronik Soft Heart Of My Teknomodal Poet

(Neo Ouija / Import)

 date de sortie

12/04/2010

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

8 morceaux complets (via SoundCloud)

 tags

Climnoizer / Electronica / Neo Ouija

 liens

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Climnoizer

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Pour son premier album, Climnoizer se trouve accueilli par Neo Ouija, label qui avait commencé à renaître l’an passé avec la cinquième compilation de la série Cottage Industries, mais qui est véritablement réactivé en ce printemps 2010, avec deux premiers longs-formats : celui de The Honey Sacrifice et celui, donc, de Climnoizer.

Alors qu’on imaginait se diriger vers une electronica mélodique assez traditionnelle, plutôt conforme à ce que la structure (maintenant établie en Allemagne) avait pu nous proposer jusqu’à présent, on est assez surpris d’entendre, dès le deuxième morceau de The Elektronik Soft Heart Of My Teknomodal Poet, des inflexions dub-jazz. De fait, la participation, sur ce seul P1, de la batterie de Gabriele Fiorentino, permet de se diriger vers des rivages free-jazz, par le jeu des frappes un peu désordonnées sur les fûts et cymbales tandis que Luca Canciello laisse traîner ses interventions, leur conférant une sorte de réverbération caractéristique. Même impression diffuse de voir se mélangés electronica et free-jazz dans Climhanker dans lequel un piano électrique est présent, mais trop étouffé sous les pulsations synthétiques.

Sur les autres titres, les rythmiques électroniques et pointues sont les seules maîtresses à bord, infusant l’ensemble de la production de l’Italien, conduit alors à déverser sonorités acérées et éléments aigus. De temps à autre, presque sans prévenir, les rythmiques s’éloignent pour, le temps d’un break, sentir affleurer quelques notes plus rondes et chaleureuses. De même, on peut tomber, au milieu de l’album, sur un titre sur lequel parle Dario Jacobelli, en symbiose avec les pulsations sourdes et métronomiques de Climnoizer. Facettes multiples, donc, pour un album manquant un peu de cohérence par conséquent, mais qui n’est pas complètement dédaignable pour autant.

François Bousquet
le 16/07/2010

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