K100

The Vault of Apparitions

(Neuropa Records / Kaosthetik)

 date de sortie

00/01/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Industriel

 appréciation

 tags

Ambient / Industriel / K100 / Neuropa Records

 liens

Neuropa Records
K100

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K100 est le projet de l’artiste norvégien Kim Sølve, actif en tant que musicien au sein de divers projets (Swarms, Blittzkrieg Baby), mais dont l’activité principale reste le design graphique. Ils sont deux graphistes à avoir créé leur propre studio, et à travailler principalement dans la sphère musicale, créant notamment des pochettes de disques et affiches pour des festivals. Cet album a été long à voir le jour puisque les morceaux qui le compose ont été enregistrés entre 2002 et 2008.

On a un peu l’impression de voir l’évolution de l’artiste au fur et à mesure que l’on avance dans l’album, comme si cette douzaine de morceaux était ici proposée dans leur ordre de composition. Ainsi l’ouverture sur un grand fracas métallique et les nappes sombres et flottantes qui suivent nous apparaissent plus que classique d’une dark-ambient à connotation industrielles. Souffles hantés et résonances métalliques à la manière d’une barre de métal que l’on trainerait sur le sol dans un hangar désaffecté, bruitages mécaniques et jets de vapeur sont les composantes principales d’un Fevered and Childlike oppressant. Les titres s’enchaînent et se ressemblent dans une réalisation plutôt soignée, nous faisant penser à de la musique concrète sur They Tell Me About Their Darkness avec ces assemblages, ces collages de sons que l’on croirait enregistrés dans des usines, des caves hantées de créatures que l’on devine tout juste à leurs pas et grondements. Les premiers titres délivrent des ambiances étouffantes liées à la densité des sonorités utilisées (souffles, percussions) avec tout juste quelques grincements et nappes qui permettent d’aérer l’ensemble (No Light), ou le chant d’une chouette (on reste sur des éléments nocturnes !) sur Insect Sculptures.

On notera un certain changement de ton sur les trois derniers titres qui représentent quasiment la moitié de l’album en durée. Assembled From Shadows se révèle plus classiquement musical avec ses enchainements de nappes créant presque une douce boucle sur des tintements aquatiques. Le travail sur le son est aussi plus fin, plus subtile sur un The Room of Recurring Nightmares particulièrement ambient et minimaliste avec ses nappes sourdes et vibrantes à la manière de la membrane d’un haut parleur, joliment parsemé de quelques grincements métalliques.

Un album franchement dark-ambient qui n’est pas d’une originalité renversante, mais qui a pour lui une certaine finesse et une réalisation soignée. A conseiller aux amateurs du genre donc, qui trouveront ce CD dans un digipack à l’impression argentée, réalisé par le musicien.

Fabrice ALLARD
le 15/07/2010

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