@c

Music For Empty Spaces

(Baskaru / COD&S Distribution)

 date de sortie

15/02/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Improvisation / Musique Concrète / Field Recordings

 appréciation

 écouter

76.3 (extrait, Flash)

 tags

@C / Ambient / Baskaru / Expérimental / Field Recordings / Improvisation / Musique Concrète

 liens

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Baskaru

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Après avoir régulièrement chroniqué les albums de @c parus chez Crónica (le label dont ils sont responsables), voici que le duo portugais composé de Pedro Tudela et Miguel Carvalhais sort un album sur l’exigeante structure française Baskaru.

Difficile de ne pas évoquer Up, Down, Charm, Strange, Top, Bottom, le précédent album de @c publié chez Crónica, tellement le principe de composition est similaire. Music for Empty Spaces est un album composé de collages sonores, que ce soit des field recordings enregistrés aux quatre coins du monde lors de leurs tournées, des sessions live avec d’autres musiciens au hasard des rencontres, que ce soit en studio ou sur scène. L’ensemble est construit de telle façon que l’auditeur est incapable de savoir précisément de quoi il en retourne, toutes ces sonorités, quelque soit leur origine étant soumises au même sort. Le duo crée ainsi un univers personnel, tantôt abstrait, tantôt plus classiquement musical quand quelques notes de piano éparses résonnent et se mêlent à des souffles traités, chants d’oiseaux et jets de pierres dans l’eau sur le magnifique 76.4.

S’ouvrant sur un cliquetis évoquant le déclenchement d’un magnétophone, l’album s’attarde dans un premier temps sur des environnements urbains et abstraits, avec grésillements 76.1, craquements et crépitements 76.2 pour passer à des bruits de transports en commun, trains, crissements de freinage. Une ambiance assez oppressante qui trouve tout juste son équilibre dans quelques notes de piano jetées en pâture.
Les 16 minutes de 76.3 permettent d’y gagner en richesse sonore, mêlant chants d’oiseaux, tourbillons et ronronnements électroniques, objets qui tombent et coups métalliques réguliers, mais surtout une longue séquence free jazz, composée de percussions abstraites, cymbales lointaines et souffles de cuivres retenus. Après la pause musicale que constitue 76.5 (Listening To K.J.) (solo de piano et écoulement d’eau), le duo nous propose une petite sieste dans un jardin sous le bruissement des feuilles et le chant des oiseaux, mais celle-ci sera perturbée par le vol incessant de moustiques et autres insectes (76.6). On retrouve alors un principe repris ici plusieurs fois, consistant à augmenter la quantité de sources sonores, comme si le duo cherchait à obtenir le vide par le trop plein. Saxophone, percussions frétillante, bruit sourd d’une averse ici, lente montée d’une texture nasillarde sur 76.7, puis final soudain et cinématographique avec bris de verre, signal d’alarme et une respiration haletante...

À la croisée du field recordings, de la musique concrète, de l’ambient et de la musique improvisée @c compose ce qu’ils considèrent eux-même comme un journal, un carnet de voyage, de souvenirs emmêlés pour recomposer ici un nouveau lieu sensé les regrouper tous.

Fabrice ALLARD
le 16/07/2010

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