BS(p)² - Nitneroc / This Is The Hello Monster / GnG / Carton Sonore

 date du concert

22/07/2010

 salle

International,
Paris

 tags

Carton Sonore / GnG / International / Les Boutiques Sonores / Monster K7 / Nitneroc / This Is The Hello Monster !

 liens

GnG
Monster K7
International
Nitneroc
This Is The Hello Monster !
Carton Sonore
Les Boutiques Sonores

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

En ce mois de juillet où la programmation des salles de concert tend à s’éteindre et que la musique se consomme principalement sous forme de festival dans nos régions ou à l’étranger, les Boutiques Sonores offraient aux parisiens coincés sur la capitale un festival décalé. Pendant 8 jours, artistes et labels investissaient la plage de Glaz’Art, la Flèche d’Or, La Loge ou L’International comme ce soir avec cette carte blanche dédiée au label Monster K7 dont nous avons déjà parlé à quelques reprises sur ces pages, avec des artistes comme Kawaii, GnG ou Enzym.
La programmation avait tout pour nous attirer puisque c’était l’occasion de voir sur scène des formations que nous connaissions sur disque mais que nous n’avions jamais vu sur scène ou d’autres dont nous avions entendu dire énormément de bien.

JPEG - 107.5 ko
Carton Sonore

La soirée débutait un peu plus tard que prévu puisque Carton Sonore ne commença à jouer que vers 21h30. Quatre musiciens sur scène parmi lesquels nous retrouvions des membres de Nitneroc ou Kawaii, et un esprit très toy music puisque l’on trouvait ici mélodica, clochettes, toy piano, claviers type Casio, et visiblement un charango (ukulélé à 10 cordes provenant d’Amérique latine) tandis que le membre de Nitneroc était au violon et qu’un ordinateur était là pour diffuser une base sonore. L’ensemble fonctionnait à merveille, avec un petit quelque chose de léger, d’ensoleillé, d’estival en somme même si nous étions au sous-sol de L’International. Assez nette dominante du charango pour les mélodies et du mélodica pour les accompagnements, des mélodies immédiates que l’on aurait pu fredonner en direct, une musique parfois répétitive et au final un mélange plein de charme, entre légèreté et nostalgie.

JPEG - 93.3 ko
GnG

Changement complet de registre ensuite puisque c’est le duo GnG qui enchainait, une formation dont nous avions parlé l’an dernier à l’occasion de la sortie de leur album Bancal. On retrouve les deux hommes affublés d’un masque de ragondin derrière laptop et machines, tandis qu’un troisième membre semblait se charger des projections en fond de scène. Le concert débute par des images et samples d’archive avec une speakerine annonçant l’ouverture de la deuxième chaine de télévision française. La musique de GnG est synthétique et franche, avec d’une part des séquences rythmiques un peu lourdes, un son assez brut que l’on attribuera à des influences hip-hop, et d’autre part des mélodies légères, ludiques et sautillantes.
L’enchainement avec Carton Sonore nous paraitra un peu rude, mais l’ensemble du concert est bien construit. Images d’archive et samples servent de fil rouge via des interludes réguliers, et les visuels collaient à merveille à l’univers du groupe, à la fois pop et enfantin. Le public semblait en tout cas être venu en nombre pour les soutenir voire danser sur quelques titres franchement festifs ou se trémousser sur un final jazzy.

JPEG - 69.6 ko
This Is The Hello Monster !

This Is The Hello Monster !, malgré son nom, n’est pas sur Monster K7, mais le label à cassette est plutôt fan. Ça tombe bien, après en avoir entendu énormément de bien, nous avions hâte de voir ce que donnent ces concerts du jeune homme qui se produit très régulièrement sur scène. Deux claviers et une voix sont les composants principaux de cette pop sensible. Des mélodies se rapprochant souvent du piano, quelques sonorités ludiques, mais surtout une voix magnifiquement utilisée, certainement influencée par la scène folk. Tantôt grave, tantôt de fausset, parfois murmurée ou empreinte de quelques tremolos, souvent douce, toujours habitée, du genre à vous donner des frissons.
La formule tient en fait à se mélange de douceur, de petits malheurs de la vie (tirant peut-être un peu trop sur la corde sensible mais avec humour quand il annonce avant son dernier titre "on ne se reverra peut-être jamais") et de légèreté en présentant ses chansons comme des morceaux de film d’horreur ou de comédie musicale de science-fiction. Bref, une excellente découverte et un personnage particulièrement attachant.

JPEG - 103.9 ko
Nitneroc

Il est plus de minuit quand Nitneroc prend place, encore un duo entouré de machines : laptop, sampler et divers claviers. On ne connaissait pas grand chose de cette formation si ce n’est leur split avec Enzym, donc on peut parler de découverte live. Si l’on devait rapprocher Nitneroc de l’une des formations précédentes, se serait GnG avec qui le jeune duo partage un son foisonnant. Il est d’ailleurs assez étonnant de voir ces déluges de claviers joués en live par les deux musiciens qui font preuve d’une facilité déconcertante, maniant leurs claviers avec dextérité à une époque ou la musique électronique se résume bien souvent à un laptop et aux quelques touches d’un sampler.
Influence world par ici, quelques éléments qui peuvent nous faire penser à Plaid par là, un esprit pop en général, des sonorités chatoyantes, souvent proches des musiques de jeux vidéo, un tempo soutenu, la formule est plutôt efficace, groovy, funky, parfait pour terminer la soirée devant un public acquis à leur cause. D’ailleurs tout le monde demandera un rappel et quelques amis appelés par le groupe viendront prendre la scène pour piste de danse sur un dernier titre joliment déjanté.

Fabrice ALLARD
le 25/07/2010

À lire également

V/A
Thrombose
(Thrombose Records)
V/A
Party Ruiners Volume II
(Ego Twister)
Kawaii
Stylochord
(Monster K7)
Mother’s Auxillary
Winter EP
(Monster K7)