Mark Bradley

His Masters Voice

(Reverb Worship / Internet)

 date de sortie

00/01/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Mark Bradley / Reverb Worship

 liens

Mark Bradley
Reverb Worship

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En début d’année nous vous parlions de Mark Bradley à l’occasion de la sortie de son album Absolution publié chez Basses Fréquences. Un album plutôt extrême de part son minimalisme et la rigueur avec laquelle il travaillait ses drones électroniques. Artiste très productif au travail assez éclectique, il nous paraissait intéressant de revenir sur Mark Bradley avec une autre production, dans un autre registre. C’est aussi l’occasion de parler d’un micro-label comme on les aime, Reverb Worship, éditant des albums au format CD-R ultra limités (40 à 50 exemplaires) avec des packagings fait mains, particulièrement soignés et créatifs.

C’est donc en 42 exemplaires qu’est sorti ce CD-R en début d’année. Vous pouvez continuer la lecture de cette chronique, il n’est pas encore épuisé !
C’est donc une approche complètement différente qui a été adoptée pour composer ce nouvel album d’une dizaine de pièces pour 45 minutes. Dès la courte introduction on se rend compte qu’aucune comparaison ne sera possible avec Absolution. Le style est plus classique, mais toujours très fin, subtile, avec ici une sorte d’ambient à base de mélodies de guitares flottantes. Étrangement court, All Was Well se termine aussi abruptement que les longs drones d’Absolution. On aborde ensuite quelques pièces particulièrement répétitives et mettant l’accent sur un travail rythmique. On est donc très loin des drones sur Whiplash Grace, relativement court mais uniquement composé d’une rythmique tribale qui tourne en boucle. Ces éléments répétitifs se retrouvent sur Stars Are Like Diamonds For The Poor ou In Dreams, comme des pas très marqués qui appuieraient les pulsations de basses synthétiques. Après les drones de son précédent album, on peut voir là une autre tentative d’hypnotiser, de faire perdre les repères temporels.

A partir de In Dreams on aborde une dominante ambient à tendance spatiale. Nappes de synthés analogiques tournoyantes ou bouillonnantes qui ne laisseront pas insensibles les fans du Oxygene de Jarre, véritable BO de film de science-fiction sur My Penance Shall Be, Mark Bradley parvient à garder une certaine abstraction en évitant toute mélodie directe. Elles sont à la rigueur évoquées par rapprochement de sonorités et les atmosphères sont ambiguës, entre la lourdeur de basses ronronnantes et la légèreté de filets tournoyants (Day Of Kingdom Come), ne retrouvant une certaine sérénité qu’avec la simplicité d’une ambient à guitare (Audacity Of Hope).
L’album se termine par une rêverie synthétique, boucles lentes et petites notes scintillantes, en apesanteur pendant une petite dizaine de minutes.

Certes, artistiquement moins ambitieux que Absolution, ce nouvel album se révèle séduisant, attachant, et particulièrement adapté aux divagations de l’esprit.

Fabrice ALLARD
le 28/07/2010

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