Picastro

Become Secret

(Monotreme Records / Differ-ant)

 date de sortie

15/02/2010

 genre

Rock

 style

Folk / Néo-Classique / Post-Rock

 appréciation

 écouter

Twilight Parting (MP3 complet)

 tags

Folk / Monotreme Records / Néo-Classique / Nick Storring / Picastro / Post-Rock

 liens

Picastro
Monotreme Records
Nick Storring

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On vous parlait de Picastro en 2005 à l’occasion de la sortie de leur deuxième album, déjà chez Monotreme Records. Si 5 ans ont passé depuis Metal Cares, sur le papier on a un peu l’impression de les avoir quitté hier. C’est toujours la multi instrumentiste Liz Hysen qui tient les rênes, se produisant à la guitare, au piano et au chant, et on retrouve les mêmes collaborations qu’en 2005 avec Jim McIntyre au chant sur un titre et Dwayne Sodahberk pour quelques renforts électroniques sur un autre.

Ce qui marque tout de suite sur ce nouvel album, c’est le minimalisme de l’instrumentation, et une sorte de sentiment d’urgence qui se dégage par exemple à l’écoute de Suttee, que l’on imagine enregistré en une seule prise avec quelques amis, chantant a cappella et balançant leurs pieds contre une vieille malle pour toute rythmique.
Fini la richesse sonore et les embardées de violon qui leur valu quelques comparaisons avec les Dirty Three. Picastro a choisi le calme, l’épure, se concentrant sur l’essentiel, une approche plus folk que pop, centrée sur un couple piano/voix ou guitare/voix avec des accompagnements de violoncelles assurés par Stephanie Vittas, présente depuis la première heure. Une introduction douce-amère sur un vieux piano (Twilight Parting), souvent grave et marqué par le temps sur un A Dune a Doom mélodiquement parfait. La voix de Liz Hysen y est pour beaucoup dans la réussite de Picastro, tantôt douce, feutrée, plus tard empreinte d’une certaine tristesse (Pig & Sucker), haut perchée et aux intonations surprenantes sur le magnifique Neva pour finir désespérée sur The Stiff que l’artiste nous conseille d’écouter sur la scène finale du film de Michelangelo Antonioni, Profession : reporter (1975).
Si l’on se situe généralement dans des ambiances pop-folk, ou que l’on flirte parfois avec le néoclassique, il nous arrive de nous faire surprendre par quelques inserts électroniques, sorte de field recordings un peu crades sur A Dune a Doom, quelques nappes de basses au milieu des expérimentations post-rockeuses de Split Head, aidée ici par Greg Weeks, ou encore les subtiles bleeps triturés de Neva.

Metal Cares était plein de charme mais certainement moins personnel que cette nouvelle production. On y gagne ainsi tant au niveau de l’épure que de l’émotion.

Fabrice ALLARD
le 29/07/2010

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