Dustin O’Halloran

Vorleben

(Sonic Pieces / Import)

 date de sortie

16/04/2010

 genre

Classique

 style

Néo-Classique

 appréciation

 écouter

Opus 54 (complet, SoundCloud)

 tags

Dustin O’Halloran / Néo-Classique / Sonic Pieces

 liens

Sonic Pieces
Dustin O’Halloran

 autres disques récents
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)

Un nom à consonance irlandaise, une enfance passée à Los Angeles où il prend ses premières leçons de piano à l’âge de 7 ans, repéré par Simon Raymonde (ex Cocteau Twins) et signé sur le label anglais Bella Union, vivant à Berlin depuis 2008, voici un rapide parcours de l’artiste. Le nom de Dustin O’Halloran ne vous dit certainement rien alors que vous avez très certainement déjà entendu quelques morceaux de l’Américain. En effet il avait composé trois pièces pour la musique du Marie-Antoinette de Sofia Coppola et il continue dans cette lignée avec la BO de An American Affair (de William Olsson) sans parler de sollicitations dans le monde de la publicité.

Piano solo, label Sonic Pieces, jeu délicat, difficile de ne pas penser à Nils Frahm dès les premières notes de l’Opus 54 qui ouvre l’album. Le hasard fait d’ailleurs bizarrement les choses puisque Vorleben a été enregistré live dans l’église Grunewald de Berlin, pour la release party de l’album The Bells de Nils frahm, un album qui a été enregistré dans cette même église six mois plus tôt. Autant dire de suite que les fans de l’Allemand peuvent se jeter sur le travail de Dustin O’Halloran.
L’album alterne entre pièces très enlevées à fortes consonances cinématographiques, et d’autres plus lentes, plus calmes, presque hésitantes, que l’on pourra trouver parfois trop classique comme l’Opus 17 et Opus 23 qui sont deux des trois titres que l’on retrouve sur la BO de Marie Antoinette. S’agissant d’un live, ceux qui suivent déjà le travail de l’Américain retrouveront ici de nombreuses pièces déjà éditées sur ses deux premiers albums, Piano Solos et Piano Solos Vol.2, mais aussi deux très beaux inédits avec l’Opus 54 qui ouvre le disque et le très contrasté Prelude N.3 qui passe d’une vague d’accalmies, presque hésitantes, et d’ensemble de notes qui semblent dégringoler dans des élans nostalgiques.
Comme souvent dans les œuvres néo-classiques, la tonalité générale n’est pas des plus enjouée mais l’artiste évite tout de même de sombrer dans le pathos. Par ailleurs, la beauté de sa musique nous emmène vers d’autres territoires, contemplation romantique, douceur mélancolique, et nous laisse l’impression d’écouter la BO d’une vie sur le superbe Opus 28 que l’on a croirait avoir entendu maintes et maintes fois au cinéma...

L’album se termine avec l’Opus 37, tout en finesse et contraste, mêlant notes timides et claquantes pour s’achever sous les applaudissements du public qui nous avait été caché jusque là. Très bel album, un artiste à suivre.

Fabrice ALLARD
le 13/08/2010

À lire également

Hauschka & Hildur Guðnadóttir
Pan Tone
(Sonic Pieces)
A Winged Victory For The Sullen
s/t
(Erased Tapes)
Deaf Center
Recount
(Sonic Pieces)
Nils Frahm
Wintermusik
(Sonic Pieces)