Olan Mill

Pine

(Serein / Import)

 date de sortie

07/05/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 écouter

10 extraits (MP3)

 tags

Ambient / Néo-Classique / Olan Mill / Pausal / Serein

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Après quatre ans d’activité en tant que netlabel, Serein faisait un break pour nous revenir début 2010 en tant que label physique avec Retold, une version longue du EP de Nest. Nous allons parler ici du deuxième CD que produit le label anglais avec cette fois une complète nouveauté puisqu’il s’agit du tout premier album d’Olan Mill, duo composé de Svitlana Samoylenko et Alex Smalley. Si le duo est nouveau, nous avions déjà croisé Alex Smalley au sein de Pausal dont le dernier album voyait déjà apparaître Svitlana Samoylenko au violon.

Pour qui connait déjà Pausal, la découverte d’Olan Mill sera vite faite tellement les deux projets partagent les mêmes affinités. Faute de précision, il sera difficile ici de faire la part des choses entre le travail des deux musiciens mais à l’image de l’album de Pausal on imaginera que Svitlana Samoylenko intervient au violon. Le duo se produit également au piano, orgue et guitare, mais il sera bien souvent difficile de distinguer clairement ceux-ci tellement l’ensemble donne l’impression de subir un fort traitement sonore à base de reverb. Tout n’est que douceur, nappes feutrées qui s’enchaînent et s’accumulent, donnant une impression d’immense amplitude.
Cette ambient orchestrale largement traitée sème le doute quant à sa méthode de composition, donnant véritablement l’impression que les cordes subtilement grinçantes côtoient de douces nappes électroniques sur la lumineuse ouverture que constitue Spare Smoke Template. Écoulements d’eau ensuite et apparition d’un piano retenu nous font délicatement penchez vers un style néo-classique, porté par les vagues et élans de cordes sur Country. Nous n’allons pas passer tous les morceaux en revue ici, l’ensemble de l’album se révélant particulièrement uniforme. Ce ne sera pas véritablement un problème dans la mesure où Pine est de courte durée (35mn) tout comme ses pièces proposant régulièrement de légers changement de ton. Plutôt cinématographique sur Disempowered, optant pour un certain minimalisme sur le piano de A Heavy Leg Cycle, mettant d’ailleurs l’acoustique un peu plus en avant, diminuant les traitements afin d’apporter un peu d’épaisseur aux cordes, également sur An Obedient Ear.
On s’attardera enfin sur The Prescribed Individual sur lequel l’instrumentation change un peu, faisant clairement apparaître un orgue, grave et ronronnant, pour accompagner le piano, et on terminera avec Flume, à la fois particulièrement ambient et intégrant de fines textures grésillantes à priori issues d’une guitare électrique.

Au croisement de l’ambient et d’une musique néoclassique, Pine est un album contemplatif incitant à la rêverie.

Fabrice ALLARD
le 14/08/2010

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