Spartak

Verona

(Low Point / Import)

 date de sortie

22/03/2010

 genre

Rock

 style

Ambient / Expérimental / Improvisation / Post-Rock

 appréciation

 écouter

4 titres (player Soundcloud)

 tags

Ambient / Expérimental / Improvisation / Low Point / Lucrecia Dalt / Post-Rock / Spartak

 liens

Lucrecia Dalt
Low Point
Spartak

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Spartak est un duo australien composé de Evan Dorrian et Shoeb Ahmad, actifs sous ce nom depuis 4-5 ans. Ils ont déjà sorti de nombreuses productions sur leur propre structure hellosQuare Recordings chez qui on trouve notamment Seaworthy, Candlesnuffer, ou encore Gareth Hardwick le boss de Lowpoint, le label qui sort aujourd’hui cet album du duo.

Ne connaissant par le premier album de Spartak (Tales From The Colony Room, 2008), on ne pourra apprécier l’évolution du duo qui est apparemment majeure, changeant complètement leur façon de travailler depuis une tournée de 2008 qui leur donnera le goût de l’expérience live, de l’improvisation et de l’expérimentation. Spartak a depuis enrichi sa palette sonore et le duo free jazz guitare / batterie est moins figé, moins systématique. L’album s’ouvre d’ailleurs sur Morning Prayer qui voit les deux hommes à la guitare préparée, tandis que plus tard sur l’étonnant Pulled By Rope ils sont tous deux aux percussions et objets triturés.
La couleur générale est à l’improvisation mesurée, décontractée. Si parfois quelques roulements de percussions s’emballent un peu (The Waves To The Rails), rares sont les déluges de notes. On pense généralement à un post-rock coulé pour ne pas dire ambient, subtilement enrichi de field recordings, de nappes de laptop légèrement hachées sur Tweezer et globalement une façon de combiner les éléments qui ferait de Spartak une sorte de Radian moins mathématique, plus influencé par le jazz, mêlant guitare contemplative et chaos rythmique. Les australiens gardent généralement le contrôle au profit d’une musique imprévisible mais sage, douce et sèche (Morning Prayer), mais ils savent aussi se laisser aller, se laisser emporter par leur propre musique comme en témoignent les cris qui accompagnent les percussions débridées de Tweezer.
Par deux fois le duo invite des voix, créant du même coup des atmosphères plus marquées. Étonnante contribution d’un certain Joseph McKee sur Sleepstalker avec des vocalises haut perchées, un chant qui semble être d’origine orientale, le tout avec un fort traitement au profit d’une certaine richesse dans les timbres. C’est ensuite la colombienne Lucrecia Perez (déjà croisée chez Monika Enterprise) qui intervient entre chant feutré et chœurs flottants sur les frétillements rythmiques du duo, donnant l’impression simultanée d’arrêter et d’accélérer le temps.

On s’était habitué aux projets ambient dans une veine même assez radicale chez Lowpoint, aussi cet album de Spartak est non seulement une surprise, mais aussi une excellente découverte !!

Fabrice ALLARD
le 19/08/2010

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