Chemins

cdr #4

(Autoproduit)

 date de sortie

24/05/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

 écouter

The Myths of Physicists (extraits, Flash)

 tags

Ambient / Autoproduit / Chemins / Drone / Field Recordings

 liens

Chemins

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Nous poursuivons la découverte de Chemins avec ce quatrième EP en 6 mois, en reprenant le même principe : auto-production, un seul titre d’une vingtaine de minutes, format CD-R et une certaine cohérence graphique au niveau de la pochette.

Plus d’effet de surprise, et au contraire une certaine attente vu la qualité des précédentes productions, au point de se dire que l’on ne peut pas être déçu par ce nouveau disque. D’un autre côté, étant donné la fréquence des sorties que tient le groupe, notre regard commence déjà à se porter sur les premiers volets afin de comparer et cerner certaines remises en cause ou au contraire des persistances dans une certaine voie.
Pas de grosse surprise nous disions donc, une palette sonore habituelle et maîtrisée, avec en tête field recordings et drones soyeux, doux, lorgnant vers l’ambient, faisant souvent penser à un avion ronronnant indéfiniment dans le ciel. On le remarquait déjà sur cdr #2, Chemins s’est petit à petit éloigné de la musique improvisée. Fini les frétillements rythmiques, ce son qui donnait l’impression d’écouter une session live, le groupe finlandais opte ici pour un ton plus posé, moins fou, qui contribue lui aussi à faire de cdr #4 un album ambient.

L’ouverture est assez brutale avec un magma de bruitages tant électroniques qu’acoustiques, organiques, habillés de nappes de guitares grésillantes. On devine une cymbale, mais à peine frôlée, elle ne délivre qu’une nappe résonante et on embraye sur une succession de drones oscillants et flottants sur des bruissements et chants d’insectes. Si Chemins compose généralement de longues pièces au sein desquelles on distingue plusieurs mouvements, cette nouvelle production se démarque avec des cassures assez nettes, étonnantes alors que l’on navigue en pleine plage ambient, tout juste ponctuée par les frétillements d’un mini ventilateur. Mais que l’on ne s’y trompe pas, Chemins parvient toujours à nous scotcher dans ses longs développements avec montée progressive de bruissements jusqu’à en devenir écrasants, et des grincements flottants, oscillants, comme les rayons du soleil qui se réfléchissent sur un mobile au gré du vent.
Le final est lui aussi sublime, et ne laissera pas insensibles les fans d’ambient avec ses nappes douces, son souffle montant, à peine ponctué d’un claquement grave.

Le groupe continue donc sur sa lignée avec cette nouvelle production, particulièrement conseillée aux amateurs de drones ambiants.

Fabrice ALLARD
le 29/08/2010

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