Nicolas de Zorzi

Clepsydre

(OpenFact)

 date de sortie

00/04/2008

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drum’n Bass / Electronica / Minimal / Néo-Classique

 appréciation

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 tags

Ambient / Drum’n Bass / Electronica / Minimal / Néo-Classique / Nicolas de Zorzi / OpenFact

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Nicolas de Zorzi

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Nicolas de Zorzi est un compositeur français basé dans le nord de la France, peu connu de notre sphère musicale puisque son travail est principalement tourné vers la composition pour la danse contemporaine. EtherREAL traitant aussi de danse, il était tout à fait logique de parler de ce type de productions qui font le pont entre les deux rubriques. Certains lecteurs auront peut-être déjà croisé Nicolas de Zorzi qui composait en 2006 la bande son de Double Vision, un spectacle de Carolyn Carlson qui fait encore le tour du monde. En 2007 Nicolas de Zorzi travaillait avec la Compagnie Collectif 6ème Sens pour le spectacle Clepsydre qui serait son deuxième CD.

Double Vision était une œuvre que l’on qualifierait d’ambient expérimentale. Divisée en trois parties distinctes, elle explorait à la fois bruitages mécaniques, univers urbains et révélait quelques influences de musique progressive allemande. Sur Clepsydre le Français revient à une composition un peu plus classique, en intégrant des rythmiques en accord avec le travail des danseurs puisque la Compagnie Collectif 6ème Sens est clairement orientée hip-hop. Rien à voir avec le hip-hop toutefois sur cette bande son qui navigue entre ambient, rythmiques drum’n bass et références minimalistes.
L’album semble reprendre les choses là où elles s’étaient arrêtée sur Double Vision avec un Noizes composé de résonances métalliques et de ronronnements granuleux de machines. Sur Atoms on pensera à un croisement entre les Nagoya Marimbas et le Drumming de Steve Reich sur une rythmique qui révèlent quelques influences drum’n bass que l’on retrouvera à plusieurs reprises. Disons que Nicolas de Zorzi crée une sorte de mélange qui fonctionne à merveille entre une electronica mélodique, tendance élégiaque sur Parallels et des roulements et cassures rythmiques, créant une IDM lumineuse sur Echology.

On retrouve parfois le style de son premier album avec ces arpèges rétros, à commencer par City Life qui mêle habilement électronique et approche orchestrale avec percussions, piano et cordes. Ambiances à la cool qui ouvrent la porte à quelques pistes véritablement ambient et du même coup un peu plus expérimentales. Malgré son titre, les nappes de In The Desert ont des reflets aquatiques, la pluie tombe sur l’intro de Red Sunrise et les nappes du très beau Premonition se révèlent bouillonnantes.
Après quelques influences orientales joliment arrangées sur Heaven Ride, on remarquera quelques faiblesses ou facilités (Red Sunrise, le très rythmique Clock Work) mais le disque s’achève sur les 6mn de Mythology qui signent un retour aux cordes avec montée orchestral et minimalisme plus proche cette fois d’un Philip Glass.

Une bande son de spectacle finalement plutôt facile d’accès, avec de bons arguments pour ravir les amateurs d’electronica mélodique tout en sortant des codes du genre. On soupçonne Openfact d’être la propre structure de l’artiste, le CD se commande donc directement sur le site de Nicolas de Zorzi et se télécharge sur les principales plateformes connues.

Fabrice ALLARD
le 02/09/2010