Jana Winderen

Energy Field

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

06/04/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Field Recordings / Jana Winderen / Touch

 liens

Touch
Jana Winderen

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Début 2009 on découvrait Jana Winderen avec Heated, un live au Japon publié par Touch. C’est logiquement sur ce même label, aux côtés de Chris Watson, qu’elle sort ce nouvel album toujours réalisé selon le même principe, via collage d’enregistrements sonores des fonds marins.

Jana Winderen est artiste de part son activité, mais également diplômée du Goldsmiths College de Londres. Avant cela, la Norvégienne s’orientait vers la science et plus précisément l’écologie marine. Il semblerait qu’elle soit parvenue à allier ses deux passions en se spécialisant dans les field recordings aquatiques, captant le son des profondeurs et en particulier sur ce nouvel album l’univers glacé de la mer de Barents (au nord de la Norvège et de la Russie), du Groenland, ou encore des crevasses de glaciers ou fjords norvégiens.
Souffle du vent, bruit de rivage, oiseaux et même aboiements au loin, cris plaintifs, grincements qui semblent provenir de l’embarcation sur laquelle se trouve l’artiste, clapotis et finalement le grondement de l’orage qui nous amène le plic ploc de la pluie tombant dans l’eau, autant d’éléments qui nous semblent connus, déjà entendus, sur Aquaculture. On préfèrera la complète abstraction de nappes et souffles fantomatiques, presque menaçants, inquiétants dans la mesure où l’on ne sait pas à quoi ils correspondent, d’où ils proviennent.

Proche d’une grave résonance métallique sur Aquaculture, d’un souffle dans un long tunnel sur Isolation / Measurement, d’un ronronnement ténébreux sur Sense Of Latent Power, ces séquences purement ambient ne sont trop souvent que de passage, Jana Winderen venant assez rapidement habiller ces plages désertiques de sonorités concrètes, que ce soit le clapotis de l’eau, le bruissement de la pluie, ou des bruitages et cris d’animaux, tentant d’apporter des éléments documentaires sur des structures plus classiquement musicales.
L’ensemble fonctionne au mieux quand ces plages abstraites semblent être jouées en boucle, créant une sorte de mélodie répétitive et hypnotique sur le final de Sense Of Latent Power, à peine ponctué de quelques cris animaliers.

Ambient et field recordings au programme, mais aussi collages proche de la musique concrète pour un album qui semble ne pas avoir de véritable ligne directrice, laissant l’auditeur en eaux troubles.

Fabrice ALLARD
le 05/09/2010

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