On

Something That Has Form And Something That Does Not

(Type / Import)

 date de sortie

26/07/2010

 genre

Electronique

 style

Expérimental

 appréciation

 écouter

5 morceaux complets (via SoundCloud)

 tags

Expérimental / On / Steven Hess / Sylvain Chauveau / Type

 liens

Sylvain Chauveau
Steven Hess
Type
On

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De tous les projets de Sylvain Chauveau (en solo, avec l’Ensemble Nocturne pour ses reprises de Depeche Mode, au sein d’Arca, Micro:Mega ou, plus lointainement, de Watermelon Club), On est probablement celui qu’on connaît le moins. De fait, nous n’avons jamais vu le duo en concert et connaissons mal sa discographie. Something That Has Form And Something That Does Not, troisième album du groupe arrive donc à point nommé, sur Type naturellement (terre d’accueil de Chauveau à présent), pour rattraper notre retard en la matière.

Au-delà le fait d’être un album d’On, Something That Has Form And Something That Does Not s’avance aussi comme un travail collaboratif puisque les cinq morceaux de ce disque ont été retravaillés par Christian Fennesz après avoir été enregistré par Chauveau et Steven Hess. Si le duo était déjà habitué des expérimentations et travaux sur les textures, cette construction en deux temps renforce cette dimension. Ainsi, les nappes créées par On à partir d’une guitare traitée ou de roulements de cymbale bénéficient après coup de l’intervention de l’Autrichien qui vient comme surligner les passages marquants et faire prendre du volume à certains assemblements (Blank Space). On pourrait alors légitimement craindre une surcharge sonore, une propension à verser dans l’emphase, mais, fort heureusement, les trois musiciens parviennent à s’en tenir aux limites du raisonnable. Preuve en est : ils peuvent même opérer dans un registre plus dépouillé, avec le morceau-titre où la cymbale régulière et lente de Steven Hess rythme le propos tandis que seuls quelques petits glitchs ou participations de guitare affleurent.

Mais c’est à un registre plus fourni que revient ensuite le duo, à l’image d’A Tardy Admission That The Crisis Is Serious dans lequel la batterie se fait plus présente, les sons granuleux plus marqués (on notera à ce titre la participation de Stephen Fiehn, à la guitare et aux triturations, comme sur le dernier album en date de Sylvain Chauveau) et l’atmosphère générale plus sombre. Pour autant, ce caractère opaque ne se fait jamais pesant, ni plombé et l’album peut se terminer sur les vingt très belles minutes de The Sound Of White avec son traitement granuleux duquel s’échappent des petites sonorités plus lumineuses.

François Bousquet
le 15/09/2010

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