As The Stars Fall

Tempus Fugit

(BothSides / Believe)

 date de sortie

26/04/2010

 genre

Electronique

 style

Electronica / Post-Rock

 appréciation

 écouter

8 extraits (player Flash)

 tags

As The Stars Fall / BothSides / Electronica / Post-Rock

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As The Stars Fall

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Le cas As The Stars Fall n’est pas commun. Il y avait d’abord Medeline, groupe de hip-hop français qui a connu un certain succès entre 2002 et 2008. Aujourd’hui le groupe amorce un profond changement de registre avec ce nouveau projet clairement post-rock, tendance désespéré. Mais As The Stars Fall joue sur plusieurs tableaux en mettant également en avant un important travail visuel, photographies ajoutant une dimension cinématographique à leur musique, déjà exposées au Mk2 Bibliothèque.

Un noir et blanc contrasté pour cette pochette façon road movie, et des ambiances en clair obscur pour une musique qui cherche à dépeindre avec plus ou moins de bonheur toutes les dérives de notre monde. On peut y voir à ce propos une certaine logique dans le cheminement du trio, abandonnant le déluge verbal du rap, optant pour le silence et laissant la musique seule exprimer les désillusions, la rébellion, la fuite ou la rage. Des voix, on en trouve bien souvent en introduction des morceaux, des dialogues très certainement extraits de films qui posent l’ambiance : voix éraillée, conversation téléphonique avec une femme en pleurs, violente engueulade (I Gave You A Choice) bref, ce n’est globalement pas la franche rigolade...
Heureusement, ces atmosphères pesantes sont généralement éclaircies par ce que l’on qualifiera une jolie musique. Un tempo lancinant, mais un piano lumineux en guise d’ouverture (From Another Time), une guitare fine et éclatante ensuite (No Good Deed Goes Unpunished), des rythmiques faisant penser à un défilé militaire, une formule qui n’est certes pas nouvelle mais des mélodies qui font mouche et au final une musique qui fonctionne parfaitement. Un début d’album d’un post-rock doux et mélodique, une rêverie qui s’emporte parfois un peu, et puis au fur et a mesure que l’on s’enfonce dans l’album, des composants électroniques font leur apparition. Cela paraitra maladroit comme souvent dans le cas de nappes de cordes jouées au clavier (A Dead Leaf Dance), mais on notera en parallèle une très belle utilisation de craquements de vinyle comme composant rythmique sur ce même titre ou encore sur The Road. Le groupe va même jusqu’à composer des rythmiques à forte connotation electronica sur la fin de Some Tears Can Never Dry et finit de brouiller les pistes en terminant l’album avec un Revolt purement électronique, les lentes progressions de synthés remplaçant les guitares du post-rock.
Deux titres bonus viennent compléter et résumer l’album. Une voix qui dit "I hate most people" sur Alone, des envolées de guitare, un piano mélancolique, un traitement électronique très fortement inspiré de Clint Mansell (une influence revendiquée) sur Untitled, des rythmiques cassantes et une approche plus rock sur ces deux titres.

Certes, rien de très nouveau sur ce premier album de As The Stars Fall, mais le groupe à l’art de faire de belles mélodies, de jouer sur les décalages et de mêler des influences variées et ca fonctionne plutôt bien.

En bonus, Revolt qui est donc le titre le plus électronique de l’album.

Fabrice ALLARD
le 19/09/2010

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