Klement

New Life

(Ego Twister / Toolbox)

 date de sortie

01/04/2010

 genre

Electronique

 style

Electro / Pop / New Wave / 8-bit

 appréciation

 écouter

Ecoute intégrale (Bandcamp)

 tags

8-bit / Ego Twister / Electro / Klement / New Wave / Pop

 liens

Ego Twister
Klement

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On ne sait pas grand chose de Klement, nouvel artiste chez Ego Twister qui sort ici son deuxième album. Le label français étant attaché aux beaux objets et comme cela se fait de plus en plus, un appel à contribution a été lancé afin de récolter les fonds permettant de produire un objet physique en plus de la version numérique. C’est donc sur un vinyle violet limité à 300 exemplaires qu’est gravé cet album en partenariat avec d’autres micro-labels comme les espagnols de La Olla Expréss ou encore les français de La Forme Lente et B0rd3l1k.

Pour qui connait un peu le son du label Ego Twister, cet album de Klement permettra de retrouver un certain esprit foutraque, une certaine légèreté, des sonorités 8 bits, mais ce New Life possède aussi un charme bien particulier. Il s’agit avant tout d’un album de pop électronique, composé de 15 titres chantés (12 en version vinyle) qui brassent de multiples influences tout en revisitant assez largement les années 80. Ceci est fait avec une grande classe, un profond respect pour ses pères, un travail qui nous apparaîtra très personnel avec un son bien de notre époque.
On commencera par parler des reprises avec le Boys Don’t Cry des Cure, tube en puissance dont on aurait aimé que Klement se l’approprie un peu plus. Le style est plus affirmé sur la reprise de The Stomp de Ol’ Dirty Bastard avec des basses puissante pour un gangsta rap ponctué de coup de flingue et explosion. On trouve ici un minimalisme instrumental qui est l’une des marques de fabrique du Français. The Smiths et Roy Orbison passent également à la moulinette électro, tendance sautillante et syncopée pour William it Was Really Nothing, version filtrée pour la reprise de Pretty Woman tout en gardant une voix de crooner. On s’étonnera bien souvent de voir la façon dont Klement réorchestre ces chansons alors que le chant ne bouge pas, à se demander si ce n’est pas Dominique A en personne qui chante sur sa reprise de Le Courage des Oiseaux, lente montée minimale et menaçante à vous donner des frissons. Du grand art.

S’il peut paraître facile de faire des tubes avec des tubes, Klement n’a pas besoin des Cure ou de Roy Orbison pour composer de superbes chansons entêtantes. Derby qui ouvre l’album est un petit bijou qui mettra tout le monde d’accord : mélodie imparable, voix soyeuse, boites à rythme claquante avec ce petit quelque chose d’indéfinissable, une certaine nonchalance dans le chant, atypique. On retrouve cette approche à plusieurs reprises, dans un style un peu plus enjoué sur le lumineux Into your Arms, accompagné d’une électronique criarde sur I be m, plus posé voire sombre sur le décalé et envoûtant Libedols.
Le reste de l’album est à l’avenant, des percussions kraftwerkiennes sur Drunkstyle, de l’humour référencé avec un titre comme Boys Just Want to Have Fun, une approche un peu plus rock sur New York Style, ou encore des gazouillis vidéo-ludiques sur Ououououou.

New Life est un album atypique, de haute tenue pour amateurs d’électro-pop décalée, de douceurs sautillantes, et pour les fêtards nostalgiques.

Fabrice ALLARD
le 20/09/2010

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