Thomas Tilly - Tô

Cables & Signs

(Fissur / Metamkine)

 date de sortie

00/07/2010

 genre

Electronique

 style

Minimal / Field Recordings

 appréciation

 écouter

3 extraits (Flash)

 tags

Field Recordings / Fissur / Minimal / Thomas Tilly / Tô

 liens

Thomas Tilly / Tô
Fissur

 autres disques récents
Eluvium
False Readings On
(Temporary Residence Ltd)
Teruyuki Nobuchika
Still Air
(Oktaf)
Zane Trow
The Transient Implosion
(Room40)
(ghost)
The First Time You Opened Your Eyes
(Sound in Silence)

En février dernier, nous assistions à la Société de Curiosités à un concert-diffusion de Thomas Tilly (également actif sous le nom de ) qui nous présentait son travail en cours. Quelques mois plus tard, voici l’album complet dont nous avions alors un petit aperçu, entièrement composé de field recordings aquatiques.

À l’écoute de ce disque, il sera difficile de ne pas penser à la norvégienne Jana Winderen qui s’est fait pour spécialité le field recording de fonds marins, et on pourra se demander ce qui pousse ces artistes à aller chercher ces sons que l’on ne pourrait écouter autrement.
Mais revenons à Cables & Signs, album d’une cinquante de minutes composé de 10 pistes de formats hétérogènes. Moins exotique que les mers froides fréquentées par la Norvégienne, cet album a été enregistré dans les douves d’un château dans l’ouest de la France. Les sonorités que l’on trouve ici sont bien souvent les mêmes au fil des morceaux : claquements réguliers, grésillements frétillants, grincements, couinements, allant jusqu’au crépitement que l’on pourrait confondre avec un feu (Cables & Signs 4) et aux tonalités nasillardes (Cables & Signs 5). L’unité de ton et le fait qu’il s’agisse ici de purs field recordings, n’ayant subit aucun traitement, confère à l’album un minimalisme extrême, auquel s’ajoute une abstraction radicale. Il n’y a rien ici qui peut évoquer la flore ou la faune subaquatique, ces sonorités nous paraissent complètement étrangères, mais surprennent par leur tonalité, à la fois électroniques et mécaniques, comme s’il s’agissait de bruit de moteurs.
Parfois on surprend quelques incursions du monde terrestre dans cet univers aquatique puisque l’on entend régulièrement quelques piaillements d’oiseaux, une vache au loin (Cables & Signs 6), un avion qui traverse le ciel (Cables & Signs 7) et que l’on imagine se refléter dans l’eau. Dans les notes de pochette, l’artiste nous fait part d’une autre interaction avec l’environnement extérieur, celle qui intervient entre le soleil et cette vie aquatique, se rendant compte que la tonalité de certaines sonorités variait en fonction du niveau de luminosité. On remarquera effectivement que la fréquence des frétillement de Cables & Signs 5 ne cesse de décroitre au fil des 10mn que dure le morceau, mais cela ne suffira pas à nous émerveiller.

L’artiste insiste sur la subjectivité de ce travail, et il est vrai que l’on aura énormément de mal à rentrer dans cette œuvre. Peut-être est-ce du aussi au fait que l’on connaissait déjà le principe, évoqué lors du concert auquel on assistait quelques mois plus tôt. Avis aux fans de field recordings, de sonorités nouvelles ou de documents sonores.

Fabrice ALLARD
le 26/09/2010

À lire également

07/04/2009

(Naxos Bobine)
27/11/2015
Thomas Tilly
(Blockhaus DY10)

Elaeis Guineensis
(Fissur)
23/07/2002
Soirée Evenement : To (...)
(Batofar)