Films

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(Noble / Import)

 date de sortie

14/05/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 écouter

Little Forest

 tags

Ambient / Films / Néo-Classique / Noble

 liens

Noble
Films

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On ne sait pas grand chose de Films, pas même le nom des protagonistes de ce qui semble être une nouvelle formation, peut-être bien un duo si l’on se fie aux silhouettes qui apparaissent sur leur site internet. Il s’agit ici de leur tout premier album qui sortait au printemps sur la structure japonaise Noble.

On situe assez rapidement le registre de Films puisque l’album s’ouvre sur une courte introduction (Prologue) uniquement composée de lentes montées de cordes, violon et violoncelle très néoclassiques. Ce serait toutefois ranger le groupe un peu rapidement dans une case alors que les morceaux qui suivent permettent d’élargir le champ d’exploration de Films. Un piano répétitif, de multiples et fins bruitages rythmiques qui nous rappellent les premiers travaux de Max Richter, et puis un chant évanescent qui vient un peu bousculer la donne sur Water Horse. L’ensemble fonctionne à merveille, le groupe a l’art de doser ses breaks et relances tandis que la voix contribue à une douceur magique, des ambiances de contes de fées, de forêts illuminées de lucioles... le genre d’univers que l’on retrouve logiquement sur Little Forest avec ici une orchestration plus riche, des percussions éclatantes, avec toujours une finesse très electronica, que ce soit de part l’intervention subtile de machines ou de fredonnements hésitants.

Autres variations, Liz & Lilly ou l’intro de I’m Sleeping Under The Dead Tree principalement basé sur des mélodies de glockenspiel et/ou vibraphone rapprochent cette musique d’un croisement entre toy music et une electronica-pop acoustique avant de bifurquer vers une sorte de menuet, doux et répétitif, puis un certain minimalisme en fin d’album, avec notamment Flower Song.
On l’a vu, le groupe fait généralement preuve d’une certaine mesure, d’une retenue, d’un dosage plutôt juste des éléments. Pourtant, et bizarrement, on trouvera Silver Moon complètement déplacé, avec une voix qui part dans des vocalises qui flirtent avec l’insupportable, qui en fait des tonnes au point de l’imaginer plutôt à sa place sur la BO du Titanic de James Cameron...

Une erreur de casting qui vient un peu gâcher une rêverie par ailleurs fort séduisante, aux croisements des musiques néoclassiques, ambient et electronica.

Fabrice ALLARD
le 07/10/2010

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