Oneohtrix Point Never

Returnal

(Editions Mego / La Baleine)

 date de sortie

18/06/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal / Space Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Editions Mego / Minimal / Oneohtrix Point Never / Space Rock

 liens

Editions Mego
Oneohtrix Point Never

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On a beaucoup entendu parler de Oneohtrix Point Never (OPN pour les intimes) au printemps dernier, entre une presse qui s’est enflammée pour ce projet de Daniel Lopatin et ses concerts successifs (Instants Chavirés, Géode), il ne manquait plus que la sortie d’un nouvel album pour ajouter encore à la riche actualité du new-yorkais. Autant le dire tout de suite, nous n’avions pas fait le déplacement aux Instants Chavirés, nous n’avons pas été convaincus par ce que l’on pouvait écouter sur son MySpace en début d’année et son concert à la Géode se révéla ennuyeux (ce qui semble finalement rejoindre les quelques échos que l’on a eux du concert aux Instants...). Nous étions tout de même curieux de voir ce que ce projet pouvait donner sur disque, ensemble construit et cohérent de morceaux formant un tout, et cette curiosités fut même accrue en voyant l’Américain débarquer chez Éditions Mego...

A vrai dire, à l’écoute de Nil Admirari, premier morceau de l’album, OPN nous paraîtra plutôt bien à sa place chez Mego. Rien à voir avec ce que l’on avait pu écouter jusque là de la part de Daniel Lopatin puisque l’on trouve ici un amoncellement de sonorités bruitistes, à la fois industrielles et naturelles, textures de machines, ronronnements et cris, déchirements et glissements pour un résultat qui garde tout de même un style psychédélique avec ses éléments récurrents, ses motifs répétitifs. Il s’agit de la première partie d’un triptyque qui s’enchaîne avec une ambient lancinante, répétitive et hypnotique (Describing Bodies) et qui s’achève sur les nappes rebondies et oscillantes de Stress Waves. Mis à part le premier titre, on retrouve donc l’ambient chère à OPN, s’appuyant sur d’épaisses nappes et arpèges de synthés analogiques. L’Américain à beau se défendre de produire une musique proche de Tangerine Dream, il est difficile de ne pas penser aux allemands à l’écoute des arpèges de basses de Where Does Time Go.

Mais après tout, qu’importe. Les fans du genre (dont nous faisons partie tout en regrettant cette impression de copie) devraient y trouver leur compte. Par ailleurs OPN se détache un peu du genre en optant pour un certain minimalisme, une répétition extrême plutôt que des évolutions prog-rock.
On notera également quelques surprises avec l’apparition de voix. Elles peuvent être fantomatiques, se mêler aux nappes, sembler diluées sur le final de Stress Waves ou Preyouandi, mais elle se révèlent plus affirmées sur Returnal, véritable morceau de pop atmosphérique dont le traitement ne sera pas sans rappeler quelques titres de Fever Ray. L’album se conclue avec Preyouandi qui semble reprendre de nombreux éléments déjà entendus ici. Une densité de bruitages et percussions tribales qui semble être des rémanences de Nil Admirari, des échos de voix et nappes qui proviennent de Returnal, formant une jolie conclusion à l’album.

On trouvera finalement dommage que les concerts de Oneohtrix Point Never peinent à convaincre. L’album est plutôt de bonne facture, mais il s’agit aussi d’un mélange de plein de choses déjà entendue ici où là...

Fabrice ALLARD
le 10/10/2010

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