Monsieur Miroir

 date

du 21/09/2010 au 06/11/2010

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Benoît Maire / Ernesto Sartori / Fondation d’entreprise Ricard / Isabelle Cornaro / Jessica Warboys / Neil Beloufa

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Pour le traditionnel rendez-vous automnal organisé autour du Prix qu’elle remet chaque année, la Fondation d’entreprise Ricard a demandé à Émilie Renard de s’occuper de la sélection et du commissariat de l’exposition de cette année. Comme à chaque fois, c’est l’occasion de retrouver quelques noms croisés en centres d’art ou en galeries et, surtout, de faire des découvertes.

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Vue de l’exposition
(œuvres d’Isabelle Cornaro)

Avec son titre malicieux et programmatique, la proposition d’Émilie Renard annonce immédiatement son projet : travailler sur la duplicité, la résonance et les correspondances. Par conséquent, même si toutes les œuvres présentées n’ont pas forcément été réalisées pour l’exposition, on ne peut s’empêcher de les lire à l’aune de ce postulat. Et de constater notamment que quasiment tous les artistes dédoublent leur production : deux peintures sur bois pour Ernesto Sartori, deux tables ornées d’objet en terre cuite pour Benoît Maire, deux photographies de ruban coloré et deux sculptures à base de demi-sphères pour Mick Peter, deux toiles murales de Jessica Warboys, deux tables d’atelier avec éléments en plâtre gris et deux wall-paintings pour Isabelle Cornaro. Systématiquement placées côte à côte, séparées par un simple miroir invisible, ces deux facettes se répondent et se complètent, comme si un effet feedback les rapprochait.

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Vue de l’exposition
(œuvres de Julien Bismuth)

Cependant, réitéré tout au long de l’exposition, le dispositif s’avère vite trop mécanique (et s’est même retrouvé dans l’attribution du Prix, décerné ex-aequo pour la première fois en douze éditions, à Isabelle Cornaro et Benoît Maire). Partant, les artistes qui s’écartent de ce schéma répétitif marquent davantage. Ainsi en est-il de Soraya Rhofir avec sa Double conscience, collection d’adhésifs fixés au mur et de personnages et animaux en carton, et de Neil Beloufa et son installation-refuge permettant de s’asseoir dans un mur évidé. Mais c’est surtout Julien Bismuth qui nous convainc avec son souvenir d’une performance réalisée pendant le vernissage et dont ne subsiste qu’une moquette bleue électrique, un petit podium, 4 fous rires étouffés (des boules de caoutchouc disposées de manière plus ou moins rapprochée façon langage morse) et des panneaux ponctués des onomatopées « Ah » et « Oh ».

François Bousquet
le 25/10/2010

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