Festival VisionSonic 2010 : Frank Bretschneider

 date du concert

22/10/2010

 salle

Mains d’Oeuvres,
St Ouen

 tags

Arnaud Maguet / Bader Motor / Frank Bretschneider / Fred Bigot / Komet / Mains d’Oeuvres / Vincent Epplay

 liens

Frank Bretschneider
Vincent Epplay
Mains d’Oeuvres
Fred Bigot

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Pour sa troisième édition, le Festival VisionSonic prend encore de l’ampleur en se déployant sur plusieurs salles franciliennes et en programmant, notamment, deux soirées à Mains d’Œuvres. C’est à la première que nous nous rendîmes afin de retrouver Frank Bretschneider, dans la foulée de son dernier album en date, paru en mai.

Avant l’Allemand, c’est un trio français qui s’installe sur scène et sous le nom de Bader Motor, on retrouva trois habitués de l’expérimentation : Fred Bigot, Vincent Epplay et Arnaud Maguet. Pourtant, au bout de quelques minutes, le groupe nous parut quasi-caricatural dans sa livraison de rock psyché : synthé, theremin et cris pour un musicien, guitare avec pédale wah-wah pour celui du milieu et machines avec rythmiques programmées pour le troisième. Rajoutons à cela les vidéos zoomant façon kaléidoscope sur une scène du quotidien et on obtiendra un schéma immuable pendant tout le set duquel on décrocha rapidement.

Autour de 23 heures, Frank Bretschneider s’installa derrière ses machines et sa prestation débuta de manière plutôt conforme à ce qu’on peut connaître de lui depuis deux ans qu’on le redécouvre. Musicalement parlant tout d’abord : basses sourdes et graves mélangées à des fréquences plus aiguës et construction similaire à celle d’EXP avec des morceaux courts enchaînés (presque trop courts, d’ailleurs, là où on aurait aimé se plonger plus intensément dans ses compositions). Sur le plan des visuels ensuite : formes géométriques en pointillés et nuages de points évoluant au rythme de la musique. Rien de surprenant, donc, surtout quand cela fait trois fois qu’on le voit sur scène en moins de deux ans, si ce n’est une parfaite coordination et un set impeccablement taillé. Petit changement dans le dernier tiers, cependant, avec des morceaux un peu plus riches (quelques inflexions dub, notamment) et des visuels plus compacts : cercles concentriques et halos de lumière à la limite de l’hypnotisant.

François Bousquet
le 28/10/2010

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