Lali Puna / Seeland

 date du concert

28/10/2010

 salle

Maroquinerie,
Paris

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Lali Puna / Maroquinerie

 liens

Lali Puna
Maroquinerie

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Plutôt convaincus par le dernier album en date de Lali Puna, c’est à l’occasion de la seconde venue en quatre mois des Allemands que nous fîmes le déplacement, histoire de renouer avec un groupe que nous n’avions pas vu sur scène depuis huit ans. Pour débuter, et comme sur l’ensemble des dates de cette tournée automnale, Seeland était convié. Formé autour de Tim Felton (ancien de Broadcast) et Mike Bainbridge (ancien de Plone), le groupe nous surprit tout d’abord par sa disposition très traditionnelle : guitare demi-caisse pour Felton, synthés pour Bainbridge, batteur et bassiste pour les deux autres comparses. Passé ce premier sentiment, c’est un deuxième qui nous envahit pendant toute leur prestation : l’ennui. De fait, l’indie-pop proposée n’avait aucun intérêt, répétant un schéma identique d’un titre à l’autre, mélodiquement plat et globalement insipide. Tout juste mentionnera-t-on un peu plus de nervosité dans les derniers morceaux (intervention d’une seconde guitare, saturations), mais rien de transcendant pour autant et surtout rien qui ne nous fasse oublier les délicieux instrumentaux de Plone.

Après un changement complet de plateau, le public (très connaisseur, saluant chaque morceau des Allemands dès les premières mesures) applaudit l’entrée en scène de Lali Puna qui s’installa classiquement : Valerie Trebeljahr au look immuable (robe sombre, cheveux tirés en arrière, frange) et quasi-immobile derrière ses claviers, Markus Acher nettement plus remuant à la basse à ses côtés. On remarqua néanmoins que Christoph Brandner était passé des synthés à la batterie, laissant la place au jeune Christian Heiß, dernier venu dans le quatuor. Dans la foulée d’Our Inventions, la formation démontra sa capacité à mettre en place des instrumentations assez variées (l’instrumental Future Tense, Move On et ses rythmiques pleines de breaks) et son aptitude à alterner ces titres avec des pièces plus efficaces, aux mélodies abouties et accrocheuses, tirées de Faking The Books (Call 1-800-Fear et Micronomic).
Tandis que l’interaction éléments électroniques/batterie s’avérait probante (Brandner, en tant qu’ancien électronicien en chef du groupe sait parfaitement calibrer ses interventions), on remarqua aussi que la voix de Trebeljahr semblait s’être comme re-timbrée, après plusieurs années pendant lesquelles on pouvait lui faire le reproche d’abuser de son simple filet de voix. Autre élément saillant du concert : la faculté du groupe à surprendre l’auditoire dans les finales de ses morceaux : alors qu’on s’attendait plutôt, après un passage assez noisy par exemple, à un arrêt « cut », le groupe optait pour un « fade », et inversement. Présentant même une forme de surprise pour Brandner ou Heiß, cette liberté d’exécution traduisit bien la réussite d’une prestation dont l’un des rappels nous offrit, comme en 2002 du reste, la reprise du 40 Days de Slowdive.

François Bousquet
le 04/11/2010

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