The Spaced Goats

The Spaced Goats

(Entropy Records)

 date de sortie

00/06/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient

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12 extraits (Flash)

 tags

Ambient / Entropy Records / The Spaced Goats

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Entropy Records
The Spaced Goats

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The Spaced Goats est le projet du français Patrick Compagnon, déjà croisé sur la compilation Instinct qui servait à lancer le label Entropy Records il y a tout juste un an. Le Jeu était le morceau qu’il nous proposait, se distinguant un peu des autres artistes présents avec une ambient à la fois narrative et relativement abstraite. Cet album éponyme qui est aussi le premier album de l’artiste est l’occasion de faire plus ample connaissance avec ces chèvres de l’espace...

On est d’abord un peu intrigué par un décalage étrange entre la musique d’une part, et ce nom de projet, ce packaging, avec au sein du livret des chèvres qui virevoltent dans les airs... On reste pourtant bien dans le style découvert sur la compilation Instinct en particulier sur les premiers titres qui reprennent exactement le même principe : une abstraction créée par des collages sonores, samples et bruitages synthétiques (Le Visage du Bonheur), un style narratif avec des voix récurrentes, comme extraites d’un film sur Trafic, évoquant une sombre sensualité sur Le Jeu, se faisant même à peine compréhensible sur Fluffy Ghosts avec ses bribes vocales et autres onomatopées tribales.

C’est au bout de 3-4 titres que le style change un peu, passant alors à une ambient plus classique où les nappes synthétiques reprennent le dessus. Un bruitage régulier, des bruits de pas, imprime le tempo, puis des superpositions et croisements oscillent, apparaissent et s’effacent doucement au fil de Sensation. On passe alors par des ambiances de science-fiction avec une ambient limpide et linéaire sur un Angel Dust ponctué de petits bruitages métalliques et brusque envol d’oiseaux, spatiale sur Landing Area 66 avec ses délicates arpèges au second plan et planante sur Rebirth avec ses chœurs et rémanences 70s.
On retiendra enfin Capinou in Wonderland qui de part sa construction sort un peu du lot, se révèle plus complexe avec un savant assemblage de fines sonorités que l’on croirait acoustiques, percussions, tintements, pincements de cordes... On terminera étrangement avec la poésie de Charles Baudelaire puisque Harmonie du Soir en reprend le texte romantique sur de sublimes nappes flirtant avec la saturation.

Un premier essai réussi, une belle ambient synthétique.

Fabrice ALLARD
le 06/11/2010

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