Dmitriy Rodionov Experience

1+1=1 (Part I & Part II)

(Entropy Records)

 date de sortie

07/06/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Industriel

 appréciation

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3 extraits (Flash)

 tags

Ambient / Dmitriy Rodionov Experience / Drone / Entropy Records / Industriel

 liens

Entropy Records
Dmitriy Rodionov Experience

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Après David Ya, Lipo et BOB T.racKer, nous continuons l’exploration du label Entropy Records et plus particulièrement la série de mini-CDR en parlant aujourd’hui de Dmitriy Rodionov Experience, le projet d’un artiste russe qui se produisait jusque là sous le nom de Lenin & I... Ce que l’on trouvera particulièrement intéressant ici, c’est le genre abordé, invitant des guitares très présentes et créant du coup une nette rupture avec les précédentes productions du label.

Ce nouvel EP joliment intitulé 1+1=1 se divise en fait en deux parties (soit 2 mini CDR) dont nous parlerons ici en une seule fois. La durée totale de près de 48mn à tendance à nous faire considérer ces deux productions comme un seul et même album.
Ça commence dans une atmosphère très tendue avec U-41 et comme on le disait, assez inattendue par rapport aux précédentes productions Entropy. Sonorités métalliques, gamelle qui traine sur le sol, impression d’entendre un jeu de clés de cellules de prisons, des coups contre des barreaux, et au milieu de tout ça une mélodie de guitare, riche, aux notes dégringolantes, finalement très prog-rock. L’apaisement se fait sentir ensuite sur Got Lost avec une dark-ambient mécanique et quelques improvisations de cordes frottées et grattouillées, pour arriver à 1+1=1 qui mêle un vieux chant sorti d’un poste radio rouillé et une mélodie de harpe enchanteresse qui hante les 10mn de cette superbe conclusion à la première partie, parfois ponctuée du passage d’une fanfare ou de bruissements métalliques.

La deuxième partie est quant à elle composée de quatre titres dans un style plus homogène, avec une dimension ambient plus affirmée. S’il fait partie du diptyque 1+1=1, ce deuxième EP forme aussi un tout à lui seul, débutant et se concluant par des ruissellements. Des ambiances toujours bien sombres, mais les guitares de August, 31st se transforment rapidement en nappes lumineuses et tourbillonnantes. Très belle atmosphère ensuite sur Nostalgia, où l’auditeur se trouve posté en bord de route. Les véhicules passent, on imagine la scène de nuit, un bitume légèrement humide, et c’est ici un doux assemblage de nappes et drones qui compose ce morceau.
On atteint le fond avec And I Am Standing Disarmed In Wonder avec ses souffles, ses alarmes vintages, ronronnements de machines, et martèlements sourds, créant une atmosphère véritablement étouffante. La sortie du tunnel est superbe avec un jeu de guitare répétitif, entêtant, simplement et joliment mélodique.

Grosse surprise donc que cette double sortie, et à ce jour très certainement la meilleure production du label. On reviendra très vite sur ce Dmitriy Rodionov puisqu’un troisième EP est déjà disponible.

Fabrice ALLARD
le 12/11/2010

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