Celer

Panoramic Dreams Bathed in Seldomness

(Basses Frequences)

 date de sortie

00/08/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

 écouter

How Dear This Ear Of Reason... (extrait)

 tags

Ambient / Basses Frequences / Celer / Drone / Field Recordings

 liens

Celer
Basses Frequences

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

Suite au tragique décès de Danielle Baquet-Long en juillet 2009, on aurait pu penser que les jours de Celer étaient comptés alors que l’on découvrait tout juste le projet du couple qu’elle formait avec Will Long. Pour notre plus grand plaisir, il semblerait que le duo avait un certain nombre de productions déjà prêtes puisque ce nouvel album a été enregistré entre 2006 et 2007, pour être masterisé début 2010 par Taylor Deupree.

On ne connait pas l’intégralité du travail de Celer, mais on était habitué à une ambient drone telle qu’on la trouvait sur Brittle, album paru chez Low Point il y a un an. Quelques changements ici, un enrichissement dirons-nous, puisque si l’on retrouve d’amples oscillations de nappes et ronronnements ambiants au second plan, l’apparition régulière de field recordings apporte une couleur nouvelle à ce disque. Si la musique de Celer est plutôt du genre à nous faire décoller, les bruits de circulation qui ouvrent le disque avec Anticline Rests ; Inertia Brace Yourself sont eux bien réels. Les field recordings disparaissent, laissent la place aux drones et nappes lumineuses, douces et subtilement mélodiques, puis des enregistrements refont surface avec un appel à la prière avant de se noyer de nouveau dans des flux et reflux de vagues sonores.

L’album est composé de quatre pièces qui frôlent ou dépassent le quart d’heure, un format qui d’une part se prête parfaitement au genre musical, mais qui facilite aussi ces alternances entre abstrait et ces enregistrements concrets qui nous rappellent à la réalité. Une musique toujours extrêmement subtile, un léger relief apporté par quelques crépitements au sein du brouillard de Collections Of Fogs And Ladling Clarities, des mélodies qui apparaissent comme par magie, sublimes, tandis qu’un avion semble traverser le ciel, lentement, des nappes qui vous enveloppent indéfiniment sur Who Feels Like Me, Who Wants Like Me..., particulièrement répétitifs, minimaliste et mélancolique, même si quelques rires insouciants viennent fermer cette pièce.
On remarquera enfin que bien souvent, ces longs aplats mélodiques et répétitifs se voient interrompus par des fields recordings, mais que les retours de nappes ambient se font sur un thème nouveau, généralement plus grave, plus prenant, plus triste, comme c’est le cas sur How Dear This Ear Of Reason, Beneath The Backlit Sun qui conclut l’album.

Il y a quelques chose de magique dans la musique de Celer. Une beauté pure, une quête d’infini. Magnifique.

Fabrice ALLARD
le 21/11/2010

À lire également

Nicholas Szczepanik
The Chiasmus
(Sentient Recognition Archive, Basses Frequences)
thisquietarmy
Aftermath
(Basses Frequences)
Jérémie Mathes
Gjöll
(Basses Frequences)
thisquietarmy + Yellow6
Death
(Basses Frequences)