unFact / Noveller / Aidan Baker

 date du concert

17/11/2010

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

 tags

Aidan Baker / Instants Chavirés / Noveller / unFact

 liens

Instants Chavirés
Aidan Baker
Noveller
unFact

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

Trois soli de musiciens nord-américains adeptes d’expérimentations à la basse ou à la guitare au programme des Instants Chavirés en ce mercredi soir. Devant une assistance tout à fait convenable, c’est unFact qui ouvrit les débats en commençant sa prestation par la mise en place d’un court thème joué sur les notes aigues de sa basse. Superposant à celui-ci d’autres interventions, il introduisit progressivement une saturation afin d’emplir un peu plus l’espace sonore. Dans la seconde moitié de son set, David Wm. Sims (bassiste de Jesus Lizard par ailleurs) proposa une quasi-ballade faite d’arpèges sur ses quatre cordes et dénuée de tout autre effet (Valentine). Pour terminer, ce fut une combinaison entre jeu sur le delay et tremolo pour nous offrir, avec Our Friend The Atom, un autre extrait de l’excellent split LP, partagé avec Noveller et spécialement sorti pour cette tournée européenne.

Alors qu’on espérait voir ces deux musiciens œuvrer en même temps, dans la foulée de la publication de ce disque, c’est Noveller seule qui passa ensuite sur scène pour une autre variation sur ce dispositif qui consiste à empiler quelques mesures samplées au fur et à mesure. Passant de morceaux assez mélodieux (Almost Alright, titre d’ouverture de son très bon album paru plus tôt dans l’année) à d’autres plus nerveux et saturés (Bleached Beach), Sarah Lipstate utilisa également un bon nombre d’adjuvants pour gratter sa guitare. Ainsi, outre les classiques e-bow et archet, la New-Yorkaise frotta une paire de ciseaux contre ses cordes, approcha une grosse cloche des micros de son instrument et se servit d’un large morceau de plastique pour, en le passant sur les cordes, créer un grondement semblable à un lointain orage. Ajoutant par-dessus quelques notes aigues, comme des éclairs transperçant cette tempête, la jeune femme livra une prestation particulièrement emballante.

Enfin, Aidan Baker s’installa en fond de scène, assis avec sa guitare, pour une autre demi-heure de musique, nettement plus ambient et constituée d’un morceau unique. Constituant progressivement cette nappe, le Canadien alternait grattage de son instrument, pour un résultat assez scintillant, et jeu à l’archet, pour un effet plus sombre. Indéniablement maîtrisé, son concert nous sembla pourtant trop monocorde, malgré une montée en puissance finale, et surtout trop uniforme en comparaison des deux sets précédents.

François Bousquet
le 23/11/2010

À lire également

29/05/2013
Noveller
(Brachfeld Gallery)
24/02/2012
Aidan Baker / A-Sun (...)
(Espace B)
B/B/S/
Brick Mask
(Miasmah)
Aidan Baker
Blue Figures
(Basses Frequences)