Quad #2 : Senking / Kangding Ray

 date du concert

24/11/2010

 salle

Rex Club,
Paris

 tags

Kangding Ray / Raster-Noton / Rex Club / Senking

 liens

Kangding Ray
Raster-Noton
Rex Club

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Fidèles au rendez-vous fixé à la rentrée dernière par le Rex Club, c’est vers minuit que nous arrivâmes dans la salle des Grands Boulevards pour constater que Senking venait de débuter son concert, devant un public peu nombreux. Placé au milieu de l’espace, Jens Massel superposa tout d’abord plusieurs rythmiques sourdes pour un résultat plutôt sombre mais dénué des aspects dubs que l’on avait pu relever dans ses productions, et particulièrement Pong, la dernière en date. De même, aucune référence au jeu vidéo 80’s dans les visuels proposés ce soir. À la place, ce furent trois-quarts d’heure de techno suffisamment entraînante pour être parfaitement raccord avec le lieu, et notamment dans une seconde partie de set. Arrivé à un point de bascule avec un morceau comportant des samples de voix féminine, Senking enchaîna avec un volume sonore encore plus fort qu’auparavant, dans un ensemble plus enveloppant mais pourtant dénué de pulsations.

Après l’intervention en DJ de Jean-Yves Leloup, Kangding Ray prit place dans l’espace traditionnellement destiné aux lives peu après 1 heure du matin, pour une heure et quart d’un concert extrêmement suivi et qu’on pourra schématiquement diviser en quatre parties. Avec ses rythmiques claquantes, proches de coups de fouet dans leurs sonorités, la première permit de se plonger dans l’electronica du Français. David Letellier parvint ensuite à un plateau, avec un long passage moins intéressant, dans lequel les ingrédients convoqués marquèrent moins. Heureusement, ils furent délaissés pour introduire des composants plus abrasifs et granuleux, à mesure que le volume sonore augmentait jusqu’à parvenir à un final semblable à un palier de décompression avec ses accents quasi-dubs. Enchantée et rassérénée par une prestation de qualité, la majeure partie du public fixait attentivement le musicien et ne prêtait pas attention aux couples, homos et hétéros, qui s’étreignaient entre deux pas de danse.

François Bousquet
le 28/11/2010

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