Didier Marcel : Sommes nous l’élégance

 date

du 08/10/2010 au 02/01/2011

 salle

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris,
Paris

 appréciation
 tags

Didier Marcel / Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

 liens

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

 dans la même rubrique
du 26/04/2017 au 14/08/2017
Walker Evans
(Centre Pompidou)
du 01/07/2017 au 20/08/2017
Laurent Pernot : Pas de Rose pour l’Infini
(Passage Sainte-Croix)
du 18/05/2017 au 23/07/2017
Kaye Donachie : Sous les nuages de ses paupières
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 23/05/2017 au 01/07/2017
Ida Tursic & Wilfried Mille : Bianco Bichon, Nero Madonna, e (...)
(Fondation d’entreprise Ricard)

Sorti de l’espace sur-rempli (d’œuvres et de gens) de Larry Clark que nous évoquions il y a quelques jours, c’est dans une monographie plus épurée (jusqu’au matériel d’exposition : pas de livret à emporter, cartels quasi-inexistants) que nous pouvons entrer. Déjà croisé à plusieurs reprises, Didier Marcel nous a habitués à des sculptures retranscrivant l’environnement ou l’architecture qui l’entoure.

JPEG - 24 ko
Travelling
(Courtesy Galerie Michel Rein)

Preuve supplémentaire cette fois encore avec un attachement renouvelé à la terre et au paysage, avec notamment une volonté de recréer l’un ou l’autre. Labour est ainsi un moulage de terre rouge accroché façon tableau et accompagné d’une moquette à sillons de couleur, Péristyle présente quatre troncs d’arbres en résine et Torso joue sur l’aspect anthropomorphique d’une partie de tronc de platane. Plus encore, Travelling se compose de trois temps pour figurer les abords d’une ligne TGV : rangée de grillages peints au mur, alignement de bûchettes de bois de chauffage (façon métonymique de rappeler les forêts longeant les voies ferrées) et, au milieu de l’espace tout en longueur du Musée, de gros rochers en papier mâché, comme si les graviers du ballast avaient décuplé de volume pour empêcher le train d’avancer. Revanche de la nature ou re-confection par l’artiste d’une réalité qu’on voit passer trop vite lorsqu’on est confortablement installé dans son siège iDzen ?

Au bout de l’exposition (du voyage ?) et alors qu’on commençait à craindre une trop grande désincarnation dans le travail du Français, quelques cerfs minimalistes en béton soudé font leur apparition. Juste figurés par ces quelques barres de métal, les cervidés se font presque plus impressionnants par les ombres portées sur les murs de la salle ou bien l’effet masse que constitue la présence réunie de toutes ces structures dans un même espace.

François Bousquet
le 12/12/2010

À lire également

du 20/06/2007 au 09/09/2007
Kara Walker : Mon Ennemi,
(Musée d’Art Moderne de (...))
du 19/02/2010 au 02/05/2010
Jan Dibbets : Horizons
(Musée d’Art Moderne de (...))
du 20/06/2007 au 16/09/2007
François Morellet : (...)
(Musée d’Art Moderne de (...))
du 16/10/2009 au 10/01/2010
DEADLINE
(Musée d’Art Moderne de (...))