Haruka Nakamura

Twilight

(Kitchen. / Import)

 date de sortie

15/07/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Jazz / Néo-Classique

 appréciation

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13 extraits (Mini-site Flash)

 tags

Ambient / Haruka Nakamura / Jazz / Kitchen. / Néo-Classique

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Kitchen.
Haruka Nakamura

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Cela fait bien longtemps que nous n’avions plus de nouvelles de Kitchen., le label taïwanais qui nous faisait découvrir Aspistrafly et Fjordne en 2009. Voici donc la suite avec cette troisième référence, produite avec le même soin apporté à l’objet, et un nouvel artiste que l’on pouvait croiser jusque là chez Schole puisque le Japonais est déjà auteur d’un album (Grace, 2008) et d’une collaboration avec Akira Kosemura (Afterglow, 2007) sur la structure asiatique.

On était plutôt enthousiaste à propos des précédentes productions de Kitchen. et c’est logiquement avec plaisir que l’on accueillait ce nouvel album qui reste globalement dans le ton avec une importance des éléments néo-classique, une douceur ambient, quelques voix contribuant à une touche pop, tendance éthérée, mais on trouvera en plus chez Haruka Nakamura des teintes jazzy inattendues, en particulier via les cuivres d’amis venus prêter main forte, et quelques percussions dont un frottement de balais sur Yuube no Inori en guise d’ouverture à l’album. Ça commence plutôt bien avec un piano solo, contemplatif et inspiré, on pense avoir affaire à un album néo-classique jusqu’à ce que saxophone et flûte ne fassent leur apparition et prennent le dessus. On déchantera alors un peu à l’écoute de Harmonie du Soir et autres douces légèretés qui rendent de nombreux morceaux franchement anodins, voire maladroits quand les percussions viennent ponctuer de petits coups le piano solo de la 4eme piste.

La deuxième moitié de l’album se révèle une peu plus intéressante, plaçant son piano dans un jardin à l’ambiance nocturne grâce à l’utilisation de field recordings sur On the Verandah, attendant l’arrivée de la pluie sur Faraway, toujours un peu gnangnan mais qui retrouve un certain intérêt grâce au joli traitement d’une voix féminine, abstraite et éthérée, à rapprocher de Liz Fraser. Le saxophone nous apparaît également plus inspiré, peut-être plus en accord avec la tonalité du piano, l’ensemble nous faisant alors penser à un jazz contemplatif façon ECM sur Koukei, jouant beaucoup sur le dosage des silences sur Dialogo.
Les derniers titres alternent entre jolis instrumentaux basés sur une mélodie de piano ponctuées d’improvisations percussives, et une ambient-pop doucereuse sur laquelle on ne s’attardera pas.

Bilan mitigé donc, avec un disque qui se révèle être dans la lignée de ces productions japonaises empreintes d’une certaine naïveté, oscillant entre le gnangnan (au pire) et le contemplatif (au mieux).

Fabrice ALLARD
le 05/12/2010

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